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PROMENADE DU PAILLON
06300
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C’est un complexe édifié sur le Paillon couvert, le fleuve torrentueux qui traverse Nice du nord-est au sud-est. L’ancienne esplanade a été transformée en jardins suspendus. Ouverts au public en 1973 ils ont permis de créer au-dessus de divers équipements (parc de stationnement, gare routière, etc.) des promenades verdoyantes sur une surface de 16?283 m2. Composés de bacs préfabriqués, soutenus par une armature métallique, ils ont reçu des plantations diverses bien adaptées à de faibles épaisseurs de terre végétale. Au rez-de-chaussée, un jardin de bruyère avec rhododendrons, azalées et camélias a été créé. Au deuxième niveau, ce sont des jardins typiques?: jardin mexicain avec cactus, aloès, agaves?; jardin tropical avec palmiers, strelitzias?; jardin asiatique avec bambous. De grands arbres tels que pins parasols, phœnix, brachychiton ponctuent le tout. Des jeux d’enfants, une piste de skateboard et un échiquier géant animent également cet espace. Un rajeunissement de tout cet ensemble s’impose, il est envisagé. Depuis cette exubérance de végétation à l’aspect varié, de nouvelles perspectives sur le Vieux-Nice et les collines sont apparues aux yeux des promeneurs émerveillés. Pour en revenir au Paillon, il y en a en réalité plusieurs qui se rejoignent aux portes de Nice?: le Paillon de L’Escarène-Lucéram d’une part, le Paillon de Contes-Coaraze d’autre part, qui confluent au pont de Peille et qui reçoivent à la pointe de Mérindol le Paillon de Saint-André-Levens dit aussi Riou sec ou la Banquiera. Le Paillon a toujours fait l’objet de sarcasmes du temps où il était découvert à cause de son régime torrentueux dû à la faible longueur de son cours (36 km) et à la forte pente entre ses sources et la mer. En été, c’était un lit de cailloux mais lors de la saison des pluies, il pouvait, en quelques heures, remplir son lit et c’est ainsi que nous l’avons vu à l’automne 1940 où il déborda dans la rue Tondutti de L’Escarène. En contrepartie, on pouvait pêcher des anguilles, selon la technique du parapluie, dans les trous d’eau lors de la décrue. Le pont Vieux qui se trouvait en face du lycée Masséna fit souvent les frais de ces débordements. Avant sa couverture complète, le fleuve fut longtemps le domaine des « bugadiera » ainsi que le montrent les anciennes cartes postales. Les riverains étaient prévenus des crues par un cavalier guetteur venant de Saint-André au cri de « Paioun ven, Paioun ven?! » La première couverture du Paillon remonte à 1868, c’est l’actuel square Général Leclerc, ensuite ce fut l’emplacement dit pour l’instant espace Masséna où le Casino municipal fut inauguré en 1884 et où les travaux durèrent jusqu’en 1891 pour aller jusqu’à l’embouchure former l’actuel jardin Albert 1er. En 1921, on lança la couverture de la partie comprise entre le square Général Leclerc et la rue Tondutti de L’Escarène et c’est alors que l’on démolit le pont Vieux si cher aux Niçois, trait d’union entre la vieille ville et la ville neuve. En 1931, on inaugura l’esplanade Risso, devant le Palais des Expositions, réunissant la place du même nom et la place du XVe Corps (toutes deux ont changé de nom). Ce n’est qu’après la dernière guerre que l’espace entre la rue Tondutti de L’Escarène et l’esplanade Risso, devenue de Lattre de Tassigny, fut couvert et c’est en 1972 qu’en dernier le pont Barla disparut sous les travaux, lui qui avait été inauguré par la reine Victoria en 1899.
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