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| ESCALIER DE LA PORTE FAUSSE |
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06300
du boulevard Jean Jaurès aux rues de la Boucherie et du Marché
Cet escalier qui aujourd’hui ne manque pas d’élégance a été aménagé en 1946 à la suite du don par le propriétaire de l’immeuble, Albert Blanqui, maître-luthier (1871-1948), de la partie nécessaire à la création du passage public. Auparavant, c’était un couloir étroit et obscur que seuls les initiés connaissaient pour passer rapidement du « boulevard » à la vieille ville. C’était le reste d’une ancienne poterne, vestige des remparts qui avaient été nivelés vers 1825. Le poète niçois Joseph-Rosalinde Rancher dans sa pièce « La Mouòstra raubada » écrite en 1830 (vers 109 à 126), y situe la mésaventure de son héros « lou doutour » qui est jeté à terre par une bande de polissons dans un mouillé qui souille son habit d’un parfum qui ne sent pas la rose?! Aujourd’hui l’escalier s’inscrit bien dans le style du Vieux-Nice, agrémenté par deux niches recouvertes de mosaïques à dominante bleue, dues à Ivanna Lemaître, « Baie des Anges » et « Femme à l’oiseau » et d’un plan en relief de la vieille ville dû au ciseau du sculpteur Torrès. Quatre lignes poétiques du barde niçois Menica Rondelly complètent le tout?: « Lou noum dóu miéu pais es un frissoun d’ivressa. Un astre luminous, una flora nouvella – Es un cant d’amour che lou siel blu caressa – Es Nissa la Bella » (Le nom de mon pays est un frisson d’ivresse – Un astre lumineux, une flore nouvelle. C’est un chant d’amour que le ciel bleu caresse. C’est Nice la Belle). |