
FOOTBALL OGC NICE - C'est clair maintenant cette saison ne ressemblera pas aux autres où l'OGC NICE commençait doucement, difficilement, et finissait fort. Celle-ci semble inversée. Le système Antonetti a fait ses preuves depuis sa prise de pouvoir, sur le terrain et dans les couloirs du club azuréen, obtenant carte blanche après avoir mis crânement sa tête sur le billot, il a imposé une manière et réussit, avec des moyens limités (c'est bien une mentalité d'îlien : faire avec ce que l'on a) et l'aide de la cellule Ricord, à assurer une transition gagnante avec des professionnels de qualité, mal exploités ailleurs, mais qu'il connaissait, qui ont remplacé une kyrielle de partants donnés comme irremplaçables. Cette période est bien terminée comme le prouve la fin d'une longue série de promenades à Monaco synonyme d'élimination en Coupe de France et cette sortie à Valenciennes dont on revient bredouille en pestant contre l'hivernal cortège des pelouses gelées ou fangeuses. Même sur nos terres, on ne peut pas réclamer sérieusement de jouer seulement au cœur de nuits chaudes et parfumées, sous un éther étoilé.
Le mal niçois est toujours le même, alors que dans ses meilleures séquences cette équipe solide produit du jeu, son manque de précision et du calme nécessaire à l'ouverture du score dans la surface de vérité, la prive du fruit de ses efforts.
La présence seule de ce vif argent de Remy ne suffit pas.
Il ne faudra pas l'oublier lors de la demi-finale de la coupe de la ligue, face à Vannes, sous peine de déconvenue et de fin de saison d'autant plus pénible que l'on aura entrevu l'éclat de quelque trophée, enfin à notre portée, dont il ne nous resterait que l'ombre.