
LYON DE MONTGOLFIER - À Lyon, après que Thierry Herzog, l’avocat de la fille de Jean Herrina, dit Le Sultan, l’Arsène Lupin des bijouteries, ait annoncé qu’il se désistait de son action et qu’il ne déposerait même pas de conclusion, ayant constaté à l’audience que les preuves étaient insuffisantes, c’est sans surprise que l’on apprend que le parquet de Lyon a requis mercredi la relaxe en faveur du procureur de la République de Nice, Éric de Montgolfier. Pour le directeur de la maison d'arrêt de Nice qui était aussi poursuivi pour avoir maintenu arbitrairement en détention le voleur de bijoux, le parquet lyonnais a demandé une requalification des poursuites et une amende de 6.000 euros, dont une partie avec sursis.Le jugement a été mis en délibéré au 6 février 2009.
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© Jean Pierre Amet/fedephoto
Le Procureur de la République Éric de Montgolfier dans son bureau au Palais de Justice de Nice
Les cheveux ont légèrement blanchi, le visage a gagné en gravité. A 62 ans, Eric de Montgolfier affiche la même sérénité distante que le 25 février 1999, le jour où il s'est installé dans son bureau de procureur de la République à Nice. Il venait de croiser le fer avec Bernard Tapie dans l'affaire du match de football truqué Olympique de Marseille - Valenciennes. Lionel Jospin, alors premier ministre, voulait remettre de l'ordre dans la ville. Mais "ce n'était pas une décision politique : j'aurais refusé !", souligne-t-il, l'oeil malicieux.