
JUSTICE INJUSTICE - Tragiques destinées pour Séverine, 19 ans et une de ses amies Stéphanie, 17 ans. Séverine, alors qu’elle était au volant, est à l’origine de la mort de cette amie, Stéphanie. La jeune conductrice n’avait pas consommé d’alcool ou de stupéfiants. Séverine a perdu le contrôle de son véhicule. Ce drame de la route s’apparenterait, à tant d’autres s’il n’avait débouché sur un jugement d’une grande sévérité. Poursuivie pour homicide involontaire, la jeune conductrice a été condamnée, le 5 avril par le tribunal correctionnel de Grasse à six mois de prison ferme- deux ans dont 18 mois avec sursis.Est-ce le destin, un étrange hasard qui a sauvé une infirmière libérale alors qu’elle était agressée jeudi dernier à l’Ariane ? Plus concrètement, la présence d’un passant a sans doute évité le pire à cette jeune femme de 31 ans. Alors qu’elle se rendait, le 3 avril, chez un patient, boulevard de l’Ariane, elle a été attaquée par deux individus. Ces derniers, le visage en partie dissimulé, gantés ont tiré par les cheveux l’infirmière avant de l’agresser sexuellement. L’arrivée opportune d’un habitant de l’immeuble a mis en fuite les deux agresseurs.
Faut-il se contenter d’invoquer de nouveau la fatalité, pour tenter d’expliquer, cette fois, la disparition brutale d’un être cher ? Chacun, selon ses croyances, réagit différemment. Le destin qui semblait lié à Jean-Louis Faraut, depuis une trentaine d’années à Nice, était, en tant qu’ostéopathe, de lutter contre la douleur d’autrui, la soulager. Pas de mourir terrassé par un cancer foudroyant. Comment ne pas comprendre la souffrance de tous ceux qui l’aimaient à Nice. Leur peine se métamorphose souvent en révolte.
Jean-Louis, homme de cœur, était très apprécié. A l’instar de ceux qui prodiguent des soins avec humanisme et compétence, il savait rassurer ses nombreux patients. Il avait l’art d’écouter. Qualité en voie de disparition. Et il ne s’aventurait pas sur des chemins thérapeutiques aléatoires.
De nombreux médecins l’ont soutenu lorsqu’il s’est engagé pour la reconnaissance de sa discipline : l’ostéopathie. Il avait été président du syndicat national des ostéopathes de France de 1994 à 2005. Jean-Louis Faraut était guidé par le respect d’une éthique sans faille tout en demeurant ouvert aux thérapies douces.
Il aura lutté toute sa vie pour une ostéopathie accessible à tous. Un combat à armes égales. Le dernier que tu as mené, Jean-Louis, ne l’était pas. Nous ne t’oublierons pas.
Paul BARELLI
Le Petit Niçois