
TRAMWAY | JUSTICE | Un nouveau rebondissement dans le long bras de fer juridico-politique qui oppose le sénateur-maire UMP de Nice, président de la Communauté d'Agglomération Nice-Côte d'Azur (CANCA) , à son opposition de gauche à propos du marché de construction du tramway de l'agglomération niçoise. Après la mise en examen pour corruption de la société Thales Engineering and Consulting, en juillet 2005, qui avait été la cause d'un retard conséquent dans le déroulement du chantier, le conseiller municipal (socialiste) Jean-François Knecht vient d'obtenir du Tribunal Administratif de Nice l'annulation, pour vice de forme, de l'attribution du marché de la construction du centre de maintenance du Rouret au groupe Eiffage au motif que certains membres de la commission d'appels d'offres de la CANCA n'avaient pas la compétence légalement requise pour participer aux débats, suivant ainsi les conclusions du Commissaire du Gouvernement prononcées en janvier dernier. Selon Jean-François Knecht, les membres dont la présence est incriminée étaient des cadres de Thalès. A l'instar de nombre d'observateurs, on est en droit de se demander quelle va être la portée exacte de cet arrêt puisque, selon le maire de Nice, seule la forme a été critiquée par le Tribunal Administratif et que sa décision n'implique ni l'arrêt des travaux, ni la remise en cause de l'attributaire. D'autant plus que les travaux de construction sont largement avancés et qu'on voit mal comment un retour au statu-quo ante pourrait être possible. Alors ? Nouvelle tentative de déstabilisation à l'approche des municipales de 2008 ? Ennième volet d'une guéguerre où les Niçois qui subissent tous les jours les travaux de construction du tramway sont à nouveau pris en otage ? Formalisme outrancier comme le suggère Jacques Peyrat ou goutte d'eau qui fait déborder le vase, comme l'annonce Jean-François Knecht ? L'avenir seul le dira...
COMMUNIQUE DE M. JACQUES PEYRAT
Jacques PEYRAT |