
On peut s'attendre à tout lorsque le microcosme "culturel" parisien chébran, tendance et people daigne s'intéresser à Nice et à la Côte d'Azur, que ce milieu affectionne tant par ailleurs dès lors qu'il s'agit de venir montrer son visage ou ses fesses sur des tapis rouges, dans de grands hôtels ou des lieux à la mode. Il est vrai qu'ils s'y retrouvent entre eux... une sorte de délocalisation de la bêtise humaine ! Ce samedi, chez un Ruquier qui nous avait pourtant habitué à mieux, on n'a pas dérogé à la règle. Christian Estrosi, l'invité "politique" de l'émission n'était pourtant pas là en sa qualité de président du Conseil Général des Alpes-Maritimes (une fonction qui n'apparaît sur aucune des annonces de l'émission) mais en tant que ministre de l'Aménagement du Territoire (un peu) et comme fidèle lieutenant de Nicolas Sarkozy (beaucoup) à la veille de la grand' messe de l'UMP qui doit consacrer son champion officiel...Bref, une fois de plus, Nice apparaît comme une ville pourrie, hors la loi, colonisée par la mafia. Depuis que les politiques se la jouent "people", nombreux sont les hommes publics qui fréquentent les plateaux des émissions branchées. Ils connaissent tous le risque encouru et se prêtent au jeu de bonne grâce. Cependant, je n'ai jamais entendu Polac reprocher à Jean-Louis Borloo d'être élu dans une région où les toponymes fleurent bon la campagne (Bruay en Artois, Outreau, j'en passe et des meilleures) ni Zemmour rappeler à Ségolène Royal les facéties d'un Boucheron ... Paris n'a jamais aimé Nice, on le sait depuis 1860. Mais quand la bassesse devient le seul argument, il y a de quoi pêter un fusible !
Mais qu'est ce qu'ils viennent donc faire ici, tous ces braillards incontinents ? Peut-être sont-ils attirés par les ragots et les calomnies, d'ailleurs. Il est vrai que venir claquer son fric sur la Côte d'Azur, ça fait moins désordre que de le planquer en Suisse !