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Date :1852 - Arhitecte : Charles Mosca
La construction de cette église fut décidée en 1832, en exécution d'un vœu municipal plaçant Nice sous la protection de la Vierge pour échapper à l'épidémie de choléra venant de France et menaçante. Dans un premier temps, cette église devait être construite au fond de la place Masséna. Devant le péril des inondations produites par le Paillon, elle fut déplacée vers le site actuel où on l'édifia de 1841 à 1852. Rompant avec le baroque traditionnel des églises niçoises, ce monument, de style néo-classique, marque l'influence de plus en plus grande de l'architecture et de l'urbanisme turinois sur l'urbanisme niçois.

EXTERIEUR ET FACADE
Le portique à colonnes est orné, sur son fronton, des armes de Nice : c'est normal, l'église fut édifiée avec l'argent de la ville à la suite d'un voeu municipal. Ce principe se retrouve à l'entrée de la chapelle du Saint-Sépulcre. La façade de l'église est surmontée d'un groupe sculpté représentant la Religion. Sous le portique, deux plaques rappellent l'histoire de l'édifice.

INTERIEUR
Très simple, composé d'une nef et de deux bas-côtés, le plan de l'intérieur reprend les canons de l'ornementation néo-classique, qui insiste plus sur les volumes architecturaux que sur la décoration. Celle-ci, quoique toujours marquée par le baroque, apparaît donc comme plus dépouillée qu'ailleurs, relativement. La parenté entre l'église Saint-Jean-Baptiste et la chapelle du Saint-Sépulcre réapparaît ici. La baroque finissant, tendant au néo-classique, de la chapelle rejoint, dans le traitement des colonnes, des calottes de la nef et du choeur, le néo-classique affirmé de l'église. On pourrait presque voir, sur une échelle différente, une filiation de l'une à l'autre qui se manifeste sur de nombreux plans : architectural, décoratif, symbolique (les armes de la Ville, les deux groupes processionnels dédiés à deux Madones du Voeu, celui de 1552 et celui de 1832). Ensuite, historiquement, l'église a pris, comme paroisse, la succession de la chapelle du couvent voisin des Augustins déchaux, qui sont une branche réformée de l'ordre des Ermites de saint Augustin, présent à Nice dans l'église et le couvent de Saint-Martin-Saint-Augustin. Ces deux ordres partageant les mêmes dévotions, il est normal qu'une partie de la décoration intérieure soit inspirée des mêmes thèmes, à deux reprises au moins. Ainsi, du point de vue architectural, les chapelles latérales sont ordonnancées de la même manière : une petite, une grande, une petite, ou A-B-A. L'église du Voeu est presque la «fille» de deux autres églises niçoises, Saint-Martin-Saint-Augustin et le Saint-Sépulcre. A ce titre, elle mérite sa place ici, une place bien rarement occupée par ailleurs.

Prendre le bas-côté gauche

AUTEL DU SACRE-COEUR-DE-JESUS
C'est un autel latéral de peu d'intérêt, décoré de statues sulpiciennes de la fin du siècle dernier, début du XXe.
AUTEL DE SAINT NICOLAS DE TOLENTINO
Au retable, cet autel est décoré d'un tableau figurant Saint Nicolas de Tolentino méditant. Ce tableau est à rapprocher de celui, sur le même thème, figurant à l'église Saint-Martin-Saint-Augustin. Nicolas de Tolentino était vénéré par l'ordre des Augustins. Le tableau provient donc, sans doute, de la chapelle du couvent des Augustins déchaux. A Nice, saint Nicolas de Tolentino était réputé protéger les malades et agir comme intercesseur pour les Ames du Purgatoire. Dans l'église Saint-Martin-Saint-Augustin, il a même une autre vocation, que nous verrons en son temps.

AUTEL DE SAINTE ANNE
Au retable, un tableau représentant Saint Anne, saint Joachim et la Vierge enfant est visible. Là encore, on peut esquisser un rapprochement avec la décoration à fresque de la voûte de l'église Saint Martin-Saint Augustin, qui développe largement la vie de la Vierge.

CHOEUR
Dans le pilier de gauche figure une statue de saint Joseph, dans celui de droite une statue de saint Jean-Baptiste. Les parois latérales de l'entrée du choeur portent deux tableaux du XVIIIe, provenant peut-être, là encore, de l'ancien couvent des Augustins déchaux. A droite, la Sainte Famille. Noter le saint Joseph jeune, représentation rare, reconnaissable aux lys posés à ses pieds. A gauche, c'est un saint Jean-Baptiste. Au-dessus du maître-autel, aux côtés décorés de croix et d'instruments de la Passion, figure une oeuvre (1862) du peintre suisse Edouard-Caspar Hauser (1807-1864), représentant Le voeu de Nice. La scène est dominée par la Vierge protégeant Nice tandis qu'à ses pieds, à gauche, l'Ange remet son épée au fourreau, supplié par des jeunes femmes parmi lesquelles on a cru reconnaître les portraits de certaines grandes dames de la noblesse niçoise. Au bas du tableau, relever la vue de Nice, avec au premier plan, la toute nouvelle église, perdue dans la campagne.

En redescendant vers l'entrée, et avant d'accéder au bas-côté droit, on peut observer que les arcs des voûtes des petites chapelles latérales sont surmontés de quatre reliefs figurant des évèques, mitre en tête, et un cardinal (à droite de l'entrée). Il est difficile de les identifier, peut-être s'agit-il de docteurs de l'Eglise (ils ont tous quatre un livre), auquel cas il pourrait s'agir de saint Ambroise, saint Augustin, saint François-de-Sales et saint Bonaventure (le cardinal). Augustin et François-de-Sales se retrouvent à Saint-Martin-Saint-Augustin, aux fresques de la voûte.

AUTEL DE SAINT ANTOINE DE PADOUE
Il porte un tableau représentant saint François d'Assise et saint Antoine de Padoue. Antoine de Padoue (1195-1231), né au Portugal, est un des premiers Franciscains. Cependant, sa présence dans un édifice héritier des Augustins peut s'expliquer par le fait qu'avant d'entrer dans l'ordre franciscain, il appartenait à celui des Augustins. Cette présence confirme les liens avec l'église Saint-Martin-Saint-Augustin.

AUTEL DE LA MADONE DES GRACES
Cette chapelle est décorée, principalement, par le groupe processionnel de la Madone des Grâces, sculpté en 1865 par Maïssa. Ce groupe, de facture classique, reproduit en fait dans sa construction le tableau du maître-autel, la Vierge dominant deux anges agenouillés à ses pieds. Le groupe est contenu dans une niche qui s'ouvre. Chaque année, le premier dimanche de juin, par un système compliqué de palans, il est extrait de la niche et promené en procession, avec les confréries de Pénitents, dans les rues du Vieux-Nice, conformément au vœu de 1832. On peut remarquer, aux pieds de la Vierge, les armes de Nice qui rappellent le caractère municipal du vœu. De part et d'autre de la niche, les allégories de la Charité (avec le coeur et l'enfant) et de l'Espérance (avec l'ancre) encadrent le motif principal. Au sommet trône la Foi (avec le calice). Les murs portent aussi plusieurs dizaines d'ex-votos, sous la forme de simples plaques de marbre, ainsi que diverses plaques commémoratives.

AUTEL DE SAINT JEAN-BAPTISTE
Ces fonts baptismaux ont été offerts par la comtesse Renaud de Falicon en 1896, ainsi qu'en témoigne l'inscription voisine. Les comtes Renaud de Falicon étaient les héritiers du palais Audiberti de Saint-Etienne, visible en sortant de l'église, à gauche. Ils agissaient donc là en voisins.

Enfin, à droite des fonts baptismaux, encastré dans le mur, un ORATOIRE dédié à saint Antoine-de-Padoue cherche à reproduire l'effet baroque du même type que celui existant à Saint-Martin-Saint-Augustin : de derrière une fenêtre, le fidèle assiste à l'apparition de la Vierge à saint Antoine. C'est encore là un point commun entre les deux édifices. Ce groupe-ci est cependant plus récent, probablement du milieu du XIXe.

Avant de sortir, on peut remarquer l'inscription du BENITIER, autour de sa bordure, daté de 1596 : «In nomine Jesu omne geniflectatur coelestium terrestrium et infernorum» (Devant le nom du Christ, tout s'agenouille dans les cieux, sur la terre et dans les enfers). Cette inscription est aussi visible sur l'arc triomphal de l'église Saint-Jacques/Le Jésus. Peut-être ce bénitier provient-il de l'ancien couvent des Augustins déchaux.

 

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