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PASSAGE DU TEMPLE VAUDOIS ♦
06000 de la rue de l’Hôtel des Postes 31 à la rue Gioffredo 50
Ce passage doit son nom au temple qu’il longe, première église protestante d’expression française, terminée en 1858. À l’origine, les Vaudois formaient une secte, fondée à Lyon, par Pierre Valdo, dans le dernier quart du XIIe siècle, qui se sépara de l’Église en 1179 et fut excommuniée en 1184. Après avoir essaimé en Allemagne, en Flandre, en Aragon, en Italie du Nord, les Vaudois firent l’objet de persécutions pendant plusieurs siècles. Au XVIe siècle, les seuls groupes organisés de Vaudois ne subsistaient plus que dans quelques vallées alpines, en Dauphiné, en Piémont et en Savoie et ils adhérèrent au protestantisme en 1532, sous l’impulsion du savoisien Guillaume Farel. Dès lors, tous les protestants des États de Savoie furent désignés communément sous le nom de Vaudois. L’église évangélique et presbytérienne vaudoise fut finalement reconnue officiellement par un acte d’émancipation du roi Charles-Albert en 1848. Les Vaudois ont subsisté jusqu’à nos jours en Piémont, dans les vallées dites « vaudoises » où ils ont gardé la langue française. Leur centre principal est Torre Pellice dans la province de Turin. C’est après bien des péripéties que ce temple fut édifié à partir de 1855 sur des terrains d’un nommé Chauvain, grâce aux efforts de la communauté protestante tout entière et pas seulement vaudoise, sous l’impulsion du pasteur Malan qui, obligé de retourner en Piémont, fut remplacé par le pasteur Léon Pilatte, grande figure du protestantisme niçois, créateur notamment de l’Asile évangélique. La Table vaudoise, ainsi qu’on la désignait, se maintint jusqu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale parallèlement depuis 1902, aux autres confessions protestantes. Finalement les Vaudois bien esseulés fusionnèrent avec leurs frères calvinistes. Le Temple se délabra rapidement. À partir de 1920 il s’y déroulait des ventes aux enchères publiques. En 1940 il fut racheté par un avocat pour abriter quelque temps une société sportive et devint pompeusement le temple des Sports. Puis à nouveau une inoccupation prolongée et, depuis quelques années il est redevenu l’hôtel des ventes (aux enchères) Gioffredo.
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