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ANNEXION DE NICE A LA FRANCE : 150e anniversaire du plébiscite PDF Imprimer Envoyer
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Les Actualités de Nice et de la Côte d'Azur - Patrimoine
Écrit par Gérard Colletta   
Jeudi, 15 Avril 2010 10:10
annexion_de_nice_plebiscite_1860Le traité "secret" du 14 mars 1860, rendu public le 24, prévoyait expressément que la cession du comté de Nice et de la Savoie à la France ne serait effective qu'après consultation des populations concernées. Cette clause du traité, imposée par le souverain sarde, va rapidement se concrétiser. Dès le 1er avril, dans une proclamation aux habitants de la Savoie et de Nice, Victor Emmanuel II délie ses sujets de leur serment de fidélité et les invite à se prononcer par plébiscite. Ce dernier est prévu pour les 15 et 16 avril à Nice et dans le comté et pour les 22 et 23 avril en Savoie.
Cette votation est en fait une formalité, puisque depuis plusieurs semaines, la France avait quasiment pris possession de la ville de Nice. Néanmoins, ce vote peut, malgré des résultats que l'on qualifierait aujourd'hui de dignes d'une république bannière, être considéré libre : l’abstention prônée par le parti de Gonzague Arson fut suivie à près de 20 %; la proportion extrêmement faible de non augmente logiquement dès lors qu'on se rapproche de la future frontière (près de 10 % de non à Menton).
Les résultats sont proclamés le 29 avril : sur 30 704 inscrits, 25 933 électeurs ont participé au scrutin. 25 743 ont voté oui et seulement 160 non.
Certes, les conditions dans lesquelles se déroula le scrutin peuvent, cent cinquante ans après, prêter le flanc à la discussion : pas de bulletins non imprimés, présence massive de troupes françaises y compris au bureau de vote, jeu d'influence du clergé et de la bourgeoisie d'affaires unanimement favorables à l'annexion, scrutin sous contrôle de l'administration française, etc.
Ces conditions discutables ne doivent cependant pas être l'arbre qui cache la forêt. Il y a cent cinquante ans, la démocratie en est encore à ses balbutiements. Vieille d'à peine douze ans en Piémont-Sardaigne, elle a disparu en France le 2 décembre 1852. L'organisation d'une consultation des populations dans une modification territoriale est une innovation encore fragile (la Prusse s'en passera sans complexe dix ans plus tard, lorsqu'elle annexera l'Alsace-Lorraine) et surtout, c'est la première fois qu'un pays change de souveraineté sans qu'il y ait eu préalablement un conflit.
On oublie toujours que, si ces arguments sont valables pour la ville de Nice, celle-ci est largement minoritaire, à l'époque, en nombre d'électeurs : à peine 25 %. Le reste du comté ne connaît pas les "pressions" soupçonnées à Nice, le rôle supposé du clergé mis à part. Ni troupes françaises, ni administrateurs impériaux dans les villages de montagne et pourtant, le résultat est sans appel : 79 communes, sur les 90 consultées, votent à l'unanimité en faveur de l'annexion. La barrière de la langue, souvent invoquée aussi, est facilement contournée : nombre de procès-verbaux sont rédigés en italien et la mention "Viva l'Imperatore Napoleone III, Viva la Francia" portée systématiquement à la fin est significative. Même si Nice avait voté non à l'unanimité, le Comté de Nice serait devenu français...
Une autre "preuve" du déroulement démocratique du scrutin, toujours selon les critères de l'époque, est l'attitude des soldats niçois en garnison dans d'autres villes du Royaume de Piémont-Sardaigne : ils votent dans leur caserne et là aussi, le oui l'emporte à une écrasante majorité, même si certains officiers, issus de la noblesse, soucieux de leur carrière, entendent rester sardes.
A Nice, le scrutin se déroule au Collège National, qui deviendra le Lycée Impérial après l’annexion, puis ensuite le Lycée Masséna. Des journaux, certes fortement contrôlés par le pouvoir impérial, publient des gravures où l'on voit la foule se presser en masse sur le pont vieux pour accéder au bureau de vote. S'agissant de dessins, on peut logiquement se poser la question de l'objectivité de l'artiste. On notera seulement que les originaux sont l'oeuvre d'artistes niçois, Hercule Trachel et Jacques Guiaud, peu suspects de flagornerie envers Napoléon III.

 
 

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