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Le 4 juillet 1807 à Nice, du côté du port Lympia, Jòusè Garibaldi naquit dans une maison au bord de la mer.
Il commença ses mémoires ainsi "  j’ai passé le temps de mon enfance, comme beaucoup d’enfants, entre les jeux, les joies et les larmes, plus ami du jeu que de l’étude ".

1996 ans plus tard, Nice a voulu rendre hommage à cet enfant du Comté de Nice qui sut se couvrir de gloire en Amérique et en Europe, ce " héros des deux mondes " qui mena sa vie comme il avait vécu enfant à Nice, entre les jeux, les joies et les larmes.

Garibaldi n’oublia jamais Nice même s’il passa peu de temps dans sa ville natale. De retour d’exil d’Amérique du Sud en 1848, il fut accueilli en héros glorieux.

En 1860, il s’opposa à la cession de Nice par la Maison de Savoie à la France, car Nice était pour lui plus italienne que française.

Quelques mois avant de mourir (il meurt le 2 juin 1882 sur son île de Caprera) il regrettait encore la perte de Nice, lui qui né Français en 1807 (Nice était française depuis 1792 et le restera jusqu’en 1814 lorsque le Comté revient sous la dépendance de la monarchie de Savoie) refusa d’abandonner sa nationalité italienne en 1860 et quitta définitivement sa ville qui lui était désormais étrangère.

Après sa mort, Nice ne l’oublia pas non plus. Nice fut la première ville en France qui érigea un monument à sa mémoire en 1891, faisant de lui le héros de la République progressiste et libertaire. Puis régulièrement en 1907, en 1932, en 1957 et 1960, en 1982, les Niçois se retrouvèrent sur la place Garibaldi pour commémorer la naissance et la mort de " leur homme ". Musiques, discours, cortèges honorèrent celui qui incarnait de son vivant comme après sa mort un mythe.

Le 4 juillet 2003, plus de quatre cents personnes se retrouvèrent encore réunies pour écouter les discours des représentants locaux des institutions et de la Fédération des Associations du Comté de Nice, et apprécier les danses de la Ciamada Nissarda.

Au son de Nissa la Bella, des hymnes Italien et Français, des gerbes de fleurs décorèrent le pied de la Statue. Quelque Chemises Rouges perdues dans le public égayèrent de leur couleur vive cette cérémonie émouvante qui raviva dans le cœur des Niçois le souvenir de leur héros.

Héros niçois, Garibaldi le fut et le reste, mais en ce début du XXI° siècle, lui qui fut au carrefour des cultures latine, anglo-saxonne et slave, n’est-il pas aussi l’une des figures tutélaires d’une Europe démocratique en quête d’identité ?.

 

 

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