NICE MONACO GRÈVE TER - Toujours pas de solution en vue dans le conflit qui oppose la direction de la SNCF aux conducteurs de trains de Nice et - ce qui est de plus en plus fou - semble-t-il plus de recherche de solution depuis l’échec de la médiation préfectorale. La principauté de Monaco, touchée de plein fouet depuis le 9 décembre par cette grève larvée des TER, pousse à sa façon feutrée un énorme coup de gueule, ce qui n’est pas dans les habitudes d’un état où tout habituellement se règle de façon discrète. Jean-Paul Proust, ministre d'Etat, chef du gouvernement princier, a adressé une missive à Dominique Bussereau et Guillaume Pépy, respectivement secrétaire d'Etat français aux Transports et président de la SNCF, pour exprimer son ras le bol devant la situation inacceptable faite aux 14 000 salariés qui prennent le TER tous les jours pour venir travailler à Monaco.Robert Calcagno, qui au gouvernement monégasque est chargé de l'Équipement, de l'environnement et de l'urbanisme, va même jusqu’à brandir la menace, si la SNCF n’est pas capable d’assurer régulièrement les services auxquels elle s’est engagé contractuellement, de faire appel dans le futur à un autre prestataire.