airbus-A380NICE AÉROPORT (Nice Rendez-Vous) — L’A 380 au coeur de l’actualité boursière, a fait un vol de reconnaissance dans notre ciel et testé cette semaine les approches de l’Aéroport International Nice Côte d’Azur, sans se poser. Le Jumbo des airs qui continue ses essais en vol étrennait le FMS, Flight management system, qui complète les systèmes d’approche des très gros-porteurs. L’Aéroport Nice Côte d’Azur est, avec Paris, la seule plate-forme aéroportuaire française retenue pour le trafic commercial international des compagnies qui adopteront cet appareil. La compagnie Emirate Air Lines souhaite l’utiliser sur une ligne Dubaï – Rome – Nice et a sollicité dans ce dessein la CCI Nice Côte d'Azur gestionnaire de la plateforme azuréenne. Celle-ci accueille déjà des gros-porteurs comme le Boeing 747 ou l’Antonov 124 qui transporte les satellites d’Alcatel Alenia Space Cannes vers la base de Kourou, en Guyane. Si les pistes sont prêtes, il faudra cependant adapter les infrastructures à l’accueil de l’appareil d’Airbus Industrie.
Avant l’annonce des retards, Emirate annonçait une mise en service vers 2012.
Les retards de livraisons annoncés par EADS, la maison-mère d'Airbus, ont plombé d’un tiers la valeur de son action, mercredi après-midi à la Bourse de Paris. La météo se gâte rapidement pour l'avionneur européen avec l’entrée dans son ciel de lourds nuages : vente des 20% de parts de BAE Systems, tensions franco-allemandes à la tête du groupe, implications de dirigeants du groupe dans l'affaire Clearstream et dans des soupçons de délits d’initiés.
Tout cela annonce bien des turbulences pour le bel appareil.