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06300
• de la rue François Guisol 17 à la rue de Maeyer 7 bis
• dans la rue Fodéré 26, sans issue

 

François-Emmanuel, médecin savoisien né à Saint-Jean de Maurienne, mort à Strasbourg (1764-1835). Ce personnage se rattache à Nice par un rapport intitulé « Voyage aux Alpes-Maritimes » déposé en 1803 à la préfecture de Nice mais qui ne sera publié qu’en 1821 à Strasbourg. Après des études brillantes à Chambéry puis à Turin où il obtient le titre de docteur en médecine, il va les parfaire à Paris puis à Londres. Très jeune, il publie déjà des ouvrages médicaux et se préoccupe de médecine légale. Mais ses travaux sont interrompus par la Révolution française. Comme le comté de Nice, la Savoie est envahie en 1792 par les Français. Il décide de se mettre au service de la France et devient médecin militaire à Marseille; il épouse la fille du médecin-chef de l’Hôtel-Dieu. Dans les années suivantes, il publie des traités de médecine légale et d’hygiène publique. Il vient à Nice pour y remplir les fonctions de médecin de l’hôpital civil et militaire et, en 1799, il est nommé professeur à l’École centrale nouvellement créée. C’est là que le préfet Châteauneuf-Randon le charge d’une étude sur le département des Alpes-Maritimes. Il parcourt tout le pays et se renseigne sur l’histoire, la géographie, la géologie, les ressources économiques, les mœurs. Dans son étude, il publie ses observations et des statistiques intéressantes pour la connaissance de notre pays à cette époque. Mais on pense aujourd’hui que le rapport de Fodéré, basé sur des extrapolations trop systématiques, est nettement pessimiste pour ne pas dire partial. Il est d’ailleurs dommage que ce rapport ait été publié bien après que le pays de Nice ait rejoint le royaume de Sardaigne. Fodéré ne resta que six ans à Nice. Renvoyé à Marseille en 1805, il fut chargé d’autres missions et, finalement, obtint en 1814 une chaire de médecine à Strasbourg où il publia jusqu’à sa mort une multitude de travaux sur de nombreux sujets médicaux et philosophiques. Détail curieux, il eut parmi ses élèves en cours de chimie à Nice, le citoyen Antoine Risso, sur lequel, en qualité de professeur, il porta des appréciations élogieuses notamment lorsque faisant partie du jury il l’admit en 1803 comme pharmacien-chimiste. Aussi, il ne faut pas s’étonner que lors de ses expéditions dans le haut pays, il choisit Antoine Risso avec d’autres étudiants pour l’accompagner. Le passage de Fodéré à Saint-Dalmas-le-Selvage est rappelé par une plaque commémorative sur une maison de la place principale du village. À noter qu’à l’est de la rue, un escalier à double révolution permet l’accès du C.E.D.A.C. de Terra Amata ainsi qu’à une école et même au siège du groupe de traditions niçoises la « Ciamada Nissarda ».


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