inset histoire

 

 

studioscarrasNice noue des liens particulièrement étroits avec le cinématographe pratiquement dès la naissance de celui-ci. En effet, la région offre au jeune Septième art tout ce dont il a besoin: un ensoleillement exceptionnel, la rareté du vent qui ne vient pas ébranler les décors plantés en plein air, des paysages variés et pittoresques, une population diverse et nombreuse permettant de recruter la figuration nécessaire. Aussi, dès avant la Grande Guerre, de nombreuses compagnies, étrangères, françaises dont Pathé et Gaumont, niçoises même, s’établissent-elle sur place. A l’époque du muet, des films importants sont tournés en extérieurs, ainsi La Roue d’Abel Gance (1924) et A propos de Nice de Jean Vigo (1930). Parmi les premiers studios, certains connaissent une existence brève, ainsi les installations allemandes du Mont-Boron (1911-1912), le Parc Liserb à Cimiez (1919-1920), les films René Navarre à la Réserve (1921-1922).

abelganceSix studios se signalent par leur longévité. Le site le plus ancien est celui de la route de Turin, exploité par Pathé de 1910 à l’aube du parlant en 1930. Avant 1914 sont tournés sur ce site de nombreux films comiques dont la série des Babylas. Alfred Machin donne aux studios une réputation internationale grâce à des films animaliers. C’est là que Jacques Feyder réalise un de ses chefs-d’œuvre du muet, Carmen (1926)

Les studios Gaumont de Carras fonctionnent de 1913 à 1930. Ils atteignent leur apogée sous la direction de Louis Feuillade qui y réalise quelques-uns de ses films les plus importants. Marcel L’Herbier tourne à Carras son premier grand film, Rose de France (1919). La mort de Feuillade et l’arrivée du parlant entraînent la fermeture.

Un troisième studio s’ouvre à Saint-Laurent-du-Var en 1921. S’étant équipé en appareils d’enregistrement sonores, il ne souffre pas de l’apparition du parlant. Mais il est anéanti par les bombardements de 1944.

Deux autres petits studios fonctionnent de 1927 à 1930: ceux de Saint-André et ceux qu’exploite l'aviateur Auguste Maïcon. Ce dernier, grâce aux moteurs d'avion, produit à volonté vagues et tempêtes, ce qui lui assure une spécialisation dans les truquages.

Ralph SCHOR (in Dictionnaire Historique du Comté de Nice, Serre Editeur, 2002)

 


 


 

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