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Sospel, au centre de la Bévéra, à 40 kilomètres de Nice, est l'une des cités les plus importantes du Comté de Nice jusqu'au milieu du XIXe siècle.

sospel-pontPrésente dans les documents d'archives dès 1095, la cité relevait d'abord du comté de Vintimille avant d'être rattachée au comté de Provence en 1258, puis au comté de Savoie en 1388. Ville libre, elle fut chef-lieu de la viguerie de Vintimille-Val de Lantosque, siège de l'évêché de Vintimille pour le pape d'Avignon pendant le Grand Schisme d'Occident.
Sospel fut de tous temps une localité importante. Son influence fut rehaussée par le rayonnement intellectuel de "l'Académie des Occupés littéraires" créée en 1702 et qui attira historiens, chroniqueurs et poètes. Sa richesse lui permit, à la même époque, d'acheter au duc de Savoie les fiefs de Moulinet et de Castillon, dont elle devint comtesse.
Son emplacement stratégique sur la route du sel, entre les cols de Brouis et de Braus, en fit une proie convoitée pendant tous les combats qui ensanglantèrent le Comté de Nice au cours des trois derniers siècles et jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale, à l'issue de laquelle la ville, très endommagée par les bombardements, fut décorée de la Croix de Guerre.

Pour se rendre à Sospel, au départ de Nice

L'itinéraire le plus court emprunte l'autoroute A8 jusqu'à Menton. A la fin de la bretelle d'accès, prendre tout de suite à gauche le CD 2566 en direction de Castillon. Traverser le hameau de Monti, et passer le superbe viaduc du Caramel, vestige spectaculaire de la ligne de tramway Menton-Sospel ouverte au début du XXe siècle. Peu après Castillon, on peut soit emprunter le tunnel et la nouvelle route, qui utilise l'ancien parcours du tram, soit s'élever jusqu'au col éponyme, d'où l'on aperçoit les ruines de l'ancien village détruit par le tremblement de terre de 1887. Dans les deux cas, on accède à Sospel par la belle vallée du Merlanson (41 km depuis Nice).
Au retour, on pourra emprunter avec bonheur le CD 2204, l'ancienne route du sel qui, après avoir franchi le col de Braus (1002m) redescend en lacets sur Touët-de-l'Escarène, L'Escarène, Drap, La Trinité et Nice (43 km).

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La visite :

Le patrimoine de Sospel est exceptionnellement riche. Séparé en deux par la Bévéra, le visiteur attentif pourra en découvrir la variété et la beauté en se promenant dans les ruelles, de part et d'autre du Pont Vieux, emblème de la cité.
La place Saint Michel : superbe place à l'italienne, elle constitue le cœur du village. Bordée par la cathédrale et d'anciennes échopes aux entrées voutées en ogive, elle est pavée d'un bel assemblage de galets noirs et blancs dénommé "carlatà" en nissart. Ce type de pavement, jadis très répandu dans les villages du Comté de Nice, a quasiment disparu partout au profit de l'asphalte. Celui de Sospel, désormais unique, remonte au XVIIe siècle.
La cathédrale Saint Michel date de la fin du XIIe siècle mais seul le clocher de type roman lombard remonte à cette époque : elle fut rebâtie au XVIIIe dans le style baroque sur les plans de l'architecte niçois Jean-André Guibert, par ailleurs concepteur de la cathédrale Sainte Réparate de Nice et de l'église Saint Pierre-aux-Liens de L'Escarène. Sa façade monumentale est bien représentative du baroque niçois dont elle constitue l'un des plus beaux exemples. L'intérieur, en forme de croix latine, présente une belle coupole peinte (Assomption) à la croisée du transept. Beau décor baroque. Retable de l'Immaculée de François Bréa (1520).

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Les rues adjacentes
renferment de belles maisons médiévales, avec fenêtres géminées ou à meneaux, portails ou linteaux scultés, arcades ogivales.
Le Pont Vieux, qui permet de franchir la Bévéra, remonte au XIIe siècle. En partie détruit par les bombardements de 1944, il a été superbement restauré et sa tour reconstruite à l'identique, avec les pierres d'origine. Il débouche directement sur la
Place Saint Nicolas, appelée place du Saint-Esprit au XVIIIe siècle. La bâtisse centrale, ancienne propriété de la Confrérie du Saint-Esprit, devient Hôtel de Ville en 1793. L'Agneau Pascal apposé sur la façade est symbole de protection divine. La fontaine date de 1788.
La rue de la République, autrefois Carriera Longa, était l'artère commerçante du Moyen-Age, sur la route du sel jusqu'au XVIIe siècle. Elle était bordée de boutiques éclairées par de larges arcades aujourd'hui comblées. Ce système architectural permettait de circuler à l'abri des intempéries.
Près de la place Saint-François : une des 4 fontaines de la ville avec son bassin circulaire pour abreuver les animaux. Sur la place, on aperçoit l'ancienne chapelle des pénitents noirs.
La Chapelle des Pénitents Blancs de la Sainte-Croix, dont la façade a été récemment restaurée dans le style ligure, a été édifiée au XVIe siècle sur l'emplacement d'une église romane dédiée à Saint-Nicolas. La Confrérie des Pénitents Blancs de Sospel est, aujourd'hui encore, l'une des plus actives de la région.
Bordant la Bévéra, noter les superbes façades peintes en trompe l'œil, en aval du Pont Vieux.

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Le patrimoine religieux comprend aussi de nombreux édifices, tant en ville que dans ses abords immédiats : les chapelles des Pénitents Gris, des Pénitents Rouges, les ruines du couvent des Carmélites, l'église de la Croix, l'église Saint-François du couvent des Franciscains (début XVIe (hôpital), les chapelles Saint-Gervais, Saint-Sébastien, Sainte-Ursule, Sainte-Sabine, Saint-Joseph, Saint-Charles, Saint-Christophe, Sainte-Madeleine, Saint-Jean-Baptiste, Saint-Pancrace, Saint-Antoine, Saint-Julien (ruinée).
A proximité du village, deux ouvrages militaires remarquables, l'un de la Ligne Serré de Rivières, l'autre de la Ligne Maginot, sont ouverts à la visite.
Le fort du Barbonnet, édifié entre 1883 et 1886, domine la cuvette de Sospel à 847 mètres d'altitude. Le rôle de cet ouvrage, qui comprenait le fort Suchet, était de verrouiller la vallée de la Bévéra. Le fort est composé d'une artillerie puissante dotée de deux tourelles cuirassées en fonte dure, de deux pièces du même calibre de rechange, de 10 pièce de 95 mm réparties sur cinq emplacements, d'un mortier pour la défense rapprochée. La zone de stockage permettait à la garnison de soutenir un siège d'une durée d'environ six mois.
Le fort Saint-Roch, élément de la Ligne Maginot des Alpes (1932), est un exemple de la technologie militaire de pointe de cette époque. Il possède une centrale de production électrique, une salle de filtrage et de ventilation de l'air, une infirmerie, un central téléphonique, une cuisine et une réserve d'eau et de vivres. Désaffecté, le fort est ouvert au public et 240 m2 d'exposition y sont aménagés.

 

 

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