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Puget-Rostang

Puget-Rostang à 71 kilomètres de Nice, petit village situé dans un décor montagneux et sauvage entre la vallée du Var, la vallée de la Roudoule et le plateau de Dina, est le parfait exemple d'éco tourisme, comme on dit maintenant, but d'une promenade charmante et instructive.

couvvmh 400C’est la situation du village, entouré d’eau, qui vaut le surnom de «crapauds» (babi en provençal) aux Rostagnois. Lieu chargé d'histoire et site géologique remarquable, Puget-Rostang offre une architecture intimiste.

Le village est construit en amphithéâtre avec à son sommet une austère maison seigneuriale, très haute et de forme rectangulaire. Le cœur du village est parcouru de pittoresques ruelles dallées ou pavées, de passages voûtés et d'escaliers anciens de type médiéval.

Puget-Rostang abrite la maison de l'Ecomusée du pays de la Roudoule, retraçant l'histoire du pays, ses coutumes et traditions, ses métiers et son artisanat. Des journées à thème sont proposées pour apprendre à faire le pain, presser l'huile d'olive ou encore distiller la lavande...

Puget-Rostang est ainsi devenu le symbole de la volonté de ses enfants de ne pas laisser mourir leur pays natal, de conserver les coutumes, les savoir-faire, bref la mémoire et l'histoire d'une culture millénaire.

Cette volonté s'est d’ailleurs étendue à tous les villages de la Roudoule.

Pour se rendre à Puget-Rostang depuis Nice :

Quitter Nice par le boulevard du Mercantour/M6202 (ex-route de Grenoble), poursuivre jusqu'à Puget-Théniers (65 km). A l'entrée de la ville, peu après l'abattoir, prendre à droite le CD 16 puis le CD 116 à nouveau à droite.


La visite :

L’Ecomusée de la Roudoule : L'Écomusée, fondé en 1986 par une bande d'amis soucieux de conserver le patrimoine culturel du Pays de la Roudoule, réunit sept villages (Puget-Rostang, Puget-Théniers, Rigaud, La Croix, Saint-Léger, Auvare et Entrevaux). A Puget-Rostang, la maison de l'Écomusée permet un retour dans le passé du pays par le biais de diverses expositions. La reconstitution d'un intérieur de maison (chambre et cuisine) plonge le visiteur dans les années 1920. On trouve également un atelier de forge et de charronnage, complété par une très belle exposition d'outils agricoles et artisanaux. Un diaporama sur les principaux sites de la vallée termine la visite. Véritable mémoire des villages adhérents, le musée détient une collection de 10 000 objets, une importante photothèque et reçoit 500 à 600 objets par an sous forme de dons. Enfin, l’Ecomusée mène un important travail d’édition, à travers la publication d’ouvrages remarquables.

L’église de la Sainte Trinité, mentionnée en 1351, fût entièrement reprise au XVIIIe siècle, gagnant dans l’abside une voûte plate, agrémentée d’une décoration de stuc. Accolée au rocher, elle a conservé sa nef romane. En 1872, le clocher a été rehaussé et doté d’un campanile. L’intérieur du monument héberge depuis 1988, les reproductions photographiques des oeuvres de Louis Bréa (fin XVe-début XVIe siècle).

Puget-Rostang

Les quatre oratoires du village situés aux points cardinaux constituent une première enceinte de protection spirituelle renforcée par l’enceinte matérielle du village. Les paysans empruntant ces chemins jalonnés par ces sentinelles s’y arrêtaient pour une prière. Au nord, l’oratoire Sainte Anne, patronne du village protège les familles de Puget-Rostang. Au sud, l’oratoire Sainte Catherine, prévenait les habitants du danger présent autrefois en bordure du chemin étroit conduisant au plateau de Dina. A l’est, Saint Roch, protège le village des épidémies et particulièrement de la peste. A l’ouest, Saint Joseph, en bon père de famille, est le patron des artisans et plus particulièrement des charpentiers. C’est également le patron de la « bonne mort », accompagnant le mourrant vers l’au-delà.

La pierre gravée, réemployée horizontalement dans un mur. Elle représente un dessin à l’origine tracé verticalement dont l’interprétation et la datation sont difficiles à déterminer. Néanmoins, le motif présente des similitudes avec les gravures rupestres du Val Camonica, schématisant des maisons datées de l’âge de bronze entre 2000 et 800 av. J.C.

L’auge de la dîme témoigne de l’autorité féodale à Puget-Rostang. L’on y mesurait la «dîme », cet impôt en nature remis au clergé et représentant un dixième de la récolte des céréales.

Le donjon occupe un petit sommet asymétrique en fond de vallée. La défense du village, fermée par trois portes s’organisait en arc de cercle autour de ce dernier. A la Révolution, ce donjon connaît bien des déboires. Il est transformé en dépôt des galeux durant plusieurs mois entre 1793 et 1794 accueillant les grenadiers malades en poste à la citadelle d’Entrevaux et refusés par la municipalité de Puget-Théniers.

La porte de la maison seigneuriale : Au-dessus de cette porte, le fronton brisé à ailerons entoure un blason ovoïde. Celui-ci devait probablement porter les armoiries des seigneurs de Puget-Rostang au XVIIIe (les Boeri ou les Champoussin).</>

Le four à pain communal était loué à des fourniers faisant cuire à tour de rôle le pain des habitants, qui fournissaient le bois. Ils étaient rétribués d’un pain pour quarante et d’un gâteau pour quatre.

Le lavoir à olives était destiné au lavage des olives et du blé avant d’être conduit au moulin. Complété par la suite par un lavoir à linge, cet endroit fût pendant longtemps un haut lieu de sociabilité villageoise. Aujourd’hui encore, il y coule été comme hiver une eau à température constante de 12°.

Le moulin à blé transformait en farine l’épeautre, le froment et le seigle produits sur les terrasses en cultures sèches et sur le plateau de Dina. A partir de 1770, un moulin à huile a été construit. Ils tiennent aujourd’hui lieu d’habitation.

La fontaine lavoir : en 1872 la commune achève la construction de la nouvelle sacristie. A cette occasion, la Place du village est monumentalisée. Quatre arches sont construites en pierres de taille pour supporter la nouvelle sacristie et abriter la fontaine et son lavoir. La nouvelle place des Tilleuls et sa fontaine sont inaugurées en 1886. Mais en 1890, le canal d’alimentation de la fontaine s’éboule. Faute de moyens, la commune ne peut réparer immédiatement et les habitants sont privés d’eau publique durant plus de cinq ans.

 

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