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L'ensemble se décompose en une église et un couvent, à droite de l'église, aujourd'hui transformé en caserne.

Le couvent
Les Ermites de saint Augustin, ordre régulier plutôt contemplatif fut fondé en 1256, inspiré par la volonté de suivre les préceptes de saint Augustin d'Hippone (354-430), célèbre docteur de l'Eglise. Les Augustins installèrent à Nice vers 1283, sur un emplacement situé au début de l'actuelle avenue de la République un petit couvent avec une chapelle. Les événements de la seconde moitié du XIVe siècle et l'insécurité qu'ils générèrent les conduisirent à se réfugier en ville. En 1405, ils obtiennent l'accord de la hiérarchie de leur ordre, de l'évèque et du pape -ou plutôt de l'antipape Benoît XIII, alors installé à Nice- pour s'installer dans la paroissiale Saint-Martin. Ils la desserviront désormais, construisant à l'est un couvent qu'ils rénovèrent entièrement en 1716-1719 et agrandirent en 1756. Chassés à la Révolution, leur couvent déserté fut agrandi (construction de l'aile est) et transformé en caserne en 1821-1822. Il est toujours aujourd'hui occupé par l'armée. La caserne porte le nom d'un officier français, le comte de Filley, décapité par un boulet niçois au siège de 1691.

L'église
L'église Saint-Martin apparaît pour la première fois dans les textes en 1144, ce qui ne signifie pas qu'elle n'est pas plus ancienne. Placée à la charnière nord de la ville haute et de la ville basse, elle est constituée en paroisse, par démembrement de celle de Sainte-Réparate, vers 1249. L'impulsion majeure de son histoire lui sera donnée en 1405, quand les Ermites de Saint-Augustin se replient dans les murs de la ville et prennent en charge la desserte de la paroisse. Une première fois, autour de 1424, ils reconstruisent complètement l'église. Mais son bouleversement absolu intervient en 1683-1689, quand elle est entièrement mise au goût du jour baroque. Dès lors, ses lignes générales ne changeront plus, même si d'autres travaux furent entrepris. On notera en particulier une nouvelle rénovation autour de 1751, puis en 1837. On relèvera aussi que ce n'est qu'en 1854 que fut ouverte la porte de la façade (jusqu'alors l'entrée se faisait par les côtés, occidental pour les fidèles, oriental et donnant sur le couvent pour les moines). Quant à la façade, son dessin, dans le goût baroque, ne fut réalisé qu'en 1895. On notera enfin que, pourvue au XVIIIe siècle de deux clochers, l'église en perdit un en 1887 : il fallut l'abattre car il avait été trop ébranlé par le tremblement de terre.

INTERIEUR ET NEF
Le plan de l'église, reconstruite à partir de 1636 dans le goût baroque, est particulièrement soigné. La nef unique et les chapelles latérales, rythmées à l'inverse du Jésus mais comme Saint-Jean-Baptiste/Le Voeu (A-B-A) satisfont aux canons de cet art. Les deux grandes chapelles latérales sont ornées de rétables à colonnes droites, les quatre petites de rétables à colonnes torses. La forme de la nef s'inscrit dans une ellipse, comme le choeur. Deux thèmes essentiels parcourent la décoration : la célébration de saint Augustin et de son Ordre, et celle des Franciscains. Nef et choeur ont été décorés au XIXe siècle de fresques, à l'instar de nombreuses autres églises du Vieux-Nice. Les fresques des quatre «angles» de la nef forment un cycle centré sur la vie de la Vierge : Sainte Anne apprenant à lire à Marie enfant, à l'angle nord-ouest, l'Annonciation au nord-est, la Visitation au sud-est (à droite de l'orgue), au sud-ouest la Présentation de Jésus au Temple. Ce cycle se conclut par le Baptême du Christ, au revers de l'arc triomphal, qui sert aussi de transition avec la décoration du choeur. Les fresques des médaillons centraux figurent, en partant de l'entrée : Saint Michel écrasant le démon, un Saint évêque en extase (peut-être saint Augustin), Saint Martin partageant son manteau, L'adoration du Saint-Sacrement. Elles sont encadrées par les figures rectangulaires de saint Vincent-de-Paul (au sud-est), peut-être saint Charles-Borromée (au sud-ouest), saint Dominique (au nord-ouest), saint François-de-Sales (au nord-est).

La visite commence par le bas-côté droit.

  Chapelle saint Antoine de Padoue
Nous sommes là devant une véritable mise en scène baroque. Conçue comme une fenêtre, par laquelle le fidèle assiste à l'apparition de la Vierge à saint Antoine, la chapelle contient un groupe sculpté offert, semble-t-il, par l'archiconfrérie des Pénitents blancs au XVIIIe siècle. Aujourd'hui, la confrérie continue de prendre en charge, le jour de la fête du saint (13 juin), la messe qui célèbre sa mémoire. Au sol du bas-côté, la pierre tombale est ornée d'armoiries non identifiables.
La galerie conventuelle, à droite, est la porte par laquelle les moines entraient dans l'église en venant de leur couvent avant 1854. Sur le pilier, on remarque un boulet de canon que la tradition attribue aux canons français ou turcs du siège de 1543.

  Chapelle saint Nicolas de Tolentino
Dans la tradition niçoise, saint Nicolas de Tolentino était invoqué pour la guérison des malades, singulièrement des enfants  et la délivrance des Ames du Purgatoire. Le jour de sa fête (10 septembre), on distribuait des petits pains : alors qu'il était malade, la Vierge lui apparut et lui donna un pain qui le guérit. Il était aussi jugé comme un efficace protecteur contre la foudre depuis que Nice l'avait invoqué pour se protéger du bombardement français de 1705. Le retable  est particulièrement adapté au goût baroque, avec ses colonnes de biais et son fronton ouvert. Sur le fronton, figurent la date de 1637 et les allégories de l'Espérance et de la Charité. Dans l'angle inférieur gauche, les Ames du Purgatoire, et dans l'angle inférieur droit, les armes des donateurs. Au-dessus du retable, dans l'encadrement de la fenêtre, deux fresques figurent une sainte avec un crucifix (peut-être sainte Scholastique, soeur de saint Benoît, fondatrice des Bénédictines) et saint Sébastien.

  Chapelle saint Joseph
Chapelle corporative des menuisiers. La Mort de saint Joseph, patron des menuisiers, est un thème très répandu dans les églises du Vieux-Nice. Noter la pomme placée sur le chevet du mourant comme un rappel du péché originel.

  Sacristie
Le vestibule de la sacritie est orné d'un bénitier supporté par une figure humaine, sculpture médiévale intéressante qui ornait peut-être l'église du XVe siècle.

 5  Chœur
L'abondance de sa décoration nous conduit à le diviser en trois : le vestibule, les parois et la voûte, le maître-autel.
Le vestibule
En entrant dans le choeur, à droite, de part et d'autre d'une inscription commémorative figurent, à gauche, une Pietà (fin XVe-XVIe) attribuée à Louis Brea et une représentation de saint Antoine de Padoue de la même époque. Toutes deux devaient se trouver dans l'église primitive. Au-dessus de l'ensemble, un tableau XVIIIe représente L'apparition de la Vierge à saint François d'Assise. A gauche, une église reproduit peut-être l'aspect primitif de Saint-Martin-Saint-Augustin. La Pietà représente le Christ mort dans les bras de sa mère. A droite se trouve Marie-Madeleine, reconnaissable à son flacon de parfum, à gauche saint Jean. Leurs visages expriment trois degrés de la tristesse : Marie-Madeleine est bouleversée, la Vierge commence à pleurer, Jean essuie une larme. En face, un tableau figurant Saint Michel écrasant le démon, copie XVIIIe d'une œuvre XVIIe de Luca Giordano. Cette copie présente de frappantes similitudes avec une autre copie, conservée dans la chapelle Sainte-Croix des Pénitents blancs. La voûte et les parois
La voûte et les parois latérales du choeur sont aussi très abondamment décorées. Les quatre statues figurent les quatre évangélistes : au nord-ouest Jean (avec l'aigle), au nord-est Luc (avec le taureau), au sud-est Marc (avec le lion), au sud-ouest Mathieu (avec l'ange). Entre les évangélistes, deux tableaux représentent des saints de l'ordre des Augustins : à gauche, saint Thomas de Villeneuve et à droite sainte Julienne de Cornillon. Dans la calotte, enfin, divers saints classiques de l'iconographie chrétienne sont représentés (en partant du sud-ouest), sainte Claire, saint Augustin, saint Pierre. Au centre, une Sainte famille, puis, en continuant vers la droite saint Paul avec son épée, saint François d'Assise et sainte Jeanne de Chantal.
Le maître-autel
Le maître-autel en marbre blanc est daté de 1751 (sculpteur Nicolas Ravenna) et a été offert à l'église par la confrérie du Saint-Sacrement, sous le priorat, dit l'inscription (aux angles de la table), de Jean-Louis Leotardi et de Pierre-Marie Ugo. Le tableau qui le surmonte représente saint Augustin en prières.

  Chapelle du Sacré-Cœur de Jésus
Chapelle corporative des tailleurs et couturiers. Il y a là au moins deux strates décoratives. La première n'est plus représentée que par la plaque de marbre de la corporation des tailleurs et couturiers, datée de 1444. La corporation était placée sous la protection de la Purification de la Vierge (fête le 2 février). La seconde est orientée autour du Sacré-Coeur de Jésus. Il faut surtout noter le détail décoratif du fronton : l'ange de droite montre un nid avec des oisillons, symbole de la Charité.

 7  Chapelle de la Madone à la Ceinture
La dédicace de cette chapelle est originale. On ne trouve en effet que rarement cette dévotion  dans le monde chrétien. Pourtant, dans le comté de Nice, trois autres églises en abritent des autels : Puget-Théniers, Contes et Lucéram. Deux légendes alimentent ce culte. Selon la première, saint Thomas, revenant des Indes qu'il avait évangélisées, n'aurait pas cru à l'Assomption de Marie. La Vierge lui serait alors apparue et lui aurait donné sa ceinture pour le convaincre. Selon la seconde, la Vierge serait apparue à sainte Monique, mère de saint Augustin, pour la consoler du départ de son fils pour Rome, et lui aurait donné sa ceinture. Des deux côtés du rétable, on remarque deux cadres vitrés contenant des ex-votos d'argent. La voûte au-dessus de la fenêtre porte en fresque un résumé des symboles attribués à saint Augustin : un crucifix, un coeur, un livre. Dans la niche entre les deux chapelles, remarquer le tableau figurant la Femme de l'Apocalypse, parfois assimilée à la Vierge Marie.

  Chapelle saint Jean-Baptiste
C'est ici que fut baptisé Joseph Garibaldi, en 1807. Le tableau, très sombre, figure encore saint François d'Assise. La statue, du XIXe, représente, elle, saint Jean-Baptiste.
 
pietonEn sortant de l'église, prendre à droite la rue Saint-Augustin.

 


 

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