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pietonEmprunter le passage entre les Quartiers militaires et le palais Torrini et déboucher dans la

 B Rue Raoul Bosio
 
On change encore de quartier pour entrer dans le Pré aux Oies, en niçois prat ai auca. C'est le nom le plus récent du secteur de l'embouchure du Paillon, connu sous d'autres dénominations, soit successives, soit complémentaires : pré Saint-Eloi, la fous (embouchure), la vilanova. Ce secteur, de la place du palais au jardin Albert-Ier, qui demeura hors des murailles tant qu'elles existèrent, resta longtemps à l'abandon, dans sa forme marécageuse provoquée par l'embouchure du Paillon, d'où sa dénomination de Pré-aux-Oies. Il ne fut urbanisé qu'au XVIIIe siècle, sur un plan d'Antoine Bertola (1717) après la destruction des murailles. Le nom de Pré-aux-Oies demeura, concurrent avec la Fous, pour sa partie occidentale (au-delà de la rue de l'Opéra) jusqu'au milieu du XIXe siècle, quand elle fut à son tour urbanisée et assainie après l'endiguement du Paillon.

pietonFace au passage se trouve le

 B Palais Corvesi de Gorbio
Date : 1768. Architecte : peut-être Philippe Juvarra.
3 rue Raoul Bosio

Le palais fut commencé dès 1719 par Clément Guigliotti, mais le chantier fut interrompu, et repris seulement par Clément Corvesi, son petit-fils, vers 1768. Le palais était pourvu d'un jardin. Vendu comme bien d'émigré à la Révolution, il fut racheté par Jacques Defly et, à la Restauration, transformé en dépendance de l'hôtel des Etrangers, puis acheté par la Ville en 1937, qui le transforma en mairie annexe. Clément Corvesi fut anobli du titre de comte de Gorbio par héritage de son grand-père maternel Guigliotti et fut le dernier président du Sénat de Nice avant la Révolution. Il mourut d'ailleurs en exil en 1797. Le monogramme des comtes Corvesi de Gorbio (CG) est visible, avec une couronne comtale, dans la ferronnerie au-dessus de la porte. Aujourd'hui, le palais ne vaut plus que par sa cage d'escalier. Il est occupé par des services municipaux.

pietonPoursuivre dans la rue Raoul Bosio et prendre à gauche la

 C Rue Alexandre Mari

Au carrefour de la rue Joseph Bosio et de la rue Alexandre-Mari, dans l'angle sud-ouest, remarquer le petit relief qui porte l'image de saint François-de-Paule. C'est une plaque permettant d'identifier le nom de l'îlot.

Palais Héraud
Date : 1757
15 rue Alexandre-Mari

On ignore comment ce palais, construit à partir de 1757 par Barthélémy Eraudo, ou Héraud, passa aux Lascaris-Castellar. Mais ce fut à cause de celà qu'il fut confisqué à la Révolution, vendu comme bien d'émigré en lots, puis finalement reconstitué par Philippe Héraud, à partir de 1805. Philippe Héraud est anobli en 1838 du titre de baron. Par sa fille, le palais passa aux Malaussena, qui le transmirent par mariage aux Raiberti, aux descendants desquels il appartient encore aujourd'hui. Le palais vaut surtout par son porche monumental à bossages, l'incroyable virtuosité de son extraordinaire cage d'escalier à volutes et son vaste jardin intérieur conservé en plein coeur de la ville basse. Sous la Révolution, il abrita l'administration municipale quand elle quitta, en 1794, le palais communal. Bonaparte y passa.

pietonContinuer vers la rue de l'Hôtel de Ville

 D  Mairie de la Ville de Nice

Le site de l'actuelle mairie est initialement occupé, à compter de 1730 au moins, par le séminaire qui vient d'être fondé à Nice. En 1750, ce séminaire est reconstruit et agrandi. A la Révolution, le séminaire est supprimé. Dans le bâtiment on installe une caserne, transformée en gendarmerie sous l'Empire. Après le Concordat, le séminaire est installé au monastère de Cimiez, puis, à la Restauration, dans le couvent des Jésuites et enfin, en 1822-1825, dans le couvent des Bernardines, où il demeure jusqu'en 1898 avant de partir boulevard Frank Pilatte. A la Restauration, le site de la mairie, ex-séminaire, fut transformé pour recevoir, en 1818, l'hôpital communal Saint-Roch transféré du Cours. Enfin, au départ de l'hôpital en 1857, après une période de désaffectation, il reçut en 1868 la mairie qui quittait le palais communal de la place Saint-François. Au sein du Pré-aux-Oies, la mairie marque encore un changement de quartier puisqu'on entre dans la Vilanova (ville neuve en niçois) qui se confond en partie avec le Pré-aux-Oies, au rythme de l'urbanisation. Elle n'en forme cependant que la partie la plus orientale, limitée en gros par les rues de l'Opéra et Sulzer et correspond à la partie la plus anciennement urbanisée, entre la destruction des murailles en 1706 et la fin du XVIIIe siècle. Le secteur a été bouleversé, plus ou moins récemment. On y trouvait en particulier l'hospice de Charité et la manufacture des tabacs, tous deux établis là à la fin du XVIIIe siècle et déplacés au milieu du XIXe dans d'autres secteurs de la ville.

pietonPrendre la rue Saint-François-de-Paule, puis à gauche dans la rue Sulzer et rejoindre le

 E  Quai des Etats-Unis
Riba dòu Miejour (quai du Midi)

Sur la façade de l'Hôtel Beau-Rivage sont visibles encore des plaques dédiées à Matisse et à Tchekhov.

pietonPrendre à gauche le quai des Etats-Unis, puis la rue Milton-Robbins pour revenir sur la

 F  Rue Saint-François-de-Paule
Riba dòu Miejour (quai du Midi)

On remarque, à l'angle de la rue Saint-François de Paule et rue Milton-Robbins, une autre plaque dédiée au pape Pie VII. L'immeuble du 8 rue Saint-François-de-Paule (modeste, mais le palais royal avait été pillé en 1792) fut, sous l'Empire et la Restauration, le siège de la préfecture française, puis de l'intendance sarde. Il accueillait donc les personnalités en visite. Ainsi en fut-il du pape, puis du roi de Sardaigne abdicataire Victor-Emmanuel Ier, en 1821. Il appartenait aux comtes Saint-Pierre de Nieubourg, comme en témoigne le monogramme au centre de la ferronnerie du balcon du second étage de la rue Saint-François-de-Paule (CN, pour comtes de Nieubourg), surmonté d'une couronne comtale. Les Saint-Pierre de Nieubourg rachetèrent aussi à la Révolution les bâtiments du couvent de la Visitation Sainte-Marie, où une plaque «Casa San Pietro» est toujours visible. Face à l'Opéra, on se trouve devant l'église Saint-François-de-Paule.

 

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