Comme beaucoup de villages de la vallée de la Tinée, Saint Etienne doit son nom à la présence d'un prieuré bénédictin installé sur les ruines d'un village ligure nommé Daelia Insula par les Romains. Fief de la famille provençale des Thorame-Glandèves, il apparaît dans les textes en 1067. En 1388, il se rallie immédiatement au comte de Savoie venu prendre possession du Pays niçois, ce qui lui vaut d'être libéré des contraintes féodales. En 1594, pendant les guerres de religion, les troupes de Lesdiguières, assiégées par le baron Grimaldi de Beuil, se réfugient dans l'église qui sera incendiée, mettant le feu à l'ensemble du village. Au XVIIIe siècle, le village perd ses privilèges et est inféodé à la famille Chianea puis passe aux mains de la famille Audiberti. Chef-lieu de mandement à la Restauration, le village est peu touché par l'exode rural car la rigueur des hivers obligent depuis toujours les Stéphanois à une émigration hivernale temporaire. Rattaché à la France en 1860, il devient chef-lieu de canton. Presque entièrement détruit par un gigantesque incendie en 1929, il est reconstruit grâce à la générosité de la nation tout entière. En 1934, la création de la station de sports d'hiver d'Auron lui apporte un nouveau souffle. Séjour hivernal de nombreuses célébrités, Auron demeure le site de référence des Alpes du sud jusqu'en 1971, année de la création d'Isola 2000. Depuis quelques années, l'union des deux stations (et de Saint-Dalmas-le-Selvage) a fait de la haute Tinée un centre international de sports d'hiver.
Code postal
Insee
Canton
Latitude
Longitude
Altitude
Superficie
Nice
à
06660
06120
Saint-Etienne-de-Tinée
44.26 °
6.93 °
1 142 m
4 523 ha
90 km
Démographie (1701-1999)
La légende de St Érige
1701
1994
L’église Saint Erige d’Auron (XIIIe) doit son nom à Aregius, évêque de Gap à la fin du VIe siècle. Attaqué un jour par des bandits, au col de Barbacane, il fut soulevé dans les airs par Dieu, avec son cheval, puis déposé de l’autre côté de la vallée, sur le chemin d’Auron. L’église élevée sur le plateau en son honneur devint un lieu de pèlerinage pour la guérison des enfants malades. On y apportait aussi les enfants morts sans baptême, et s’ils ouvraient les yeux pendant la messe, on se dépêchait de les baptiser pour qu’ils entrent au Paradis.
Le village : archétype du village alpin d'altitude, il est construit au confluent de la Tinée et de l'Ardon. Malgré les destructions qu'il a subies, il regorge de sites intéressants qu'il est loisible de découvrir le long des rues qui conduisent à l'église. L'église paroissiale Saint Etienne, de style néo-classique, a été reconstruite à la fin du XVIIIe siècle par l'architecte Spinelli, sur les bases d'un édifice plus ancien dont il subsiste quelques éléments, notamment le choeur, du XVe siècle, élevé sur croisées d'ogives, et le superbe clocher daté de 1492. Maître autel baroque (1669) en bois sculpté et doré, trésor d'orfêvrerie et ornements sacerdotaux exposés sous vitrines. Ancien couvent des Trinitaires : (XVIIe siècle) orné de belles fresques dont une majestueuse "Bataille de Lépante" de 1685. Chapelle Saint Maur : fresques du XVIe siècle narrant la vie du saint. Chapelle Saint Sébastien : fresques datées 1491, par Jean Baleison et Jean Canavesio. Façade peinte. La façade de la maison Fabri (rue Longue) est un bel exemple de maison burgeoise du XVIe siècle. Une autre maison, un peu plus loin, possède une belle façade peinte de 1656. La chapelle des Pénitents Noirs, dédiée à Saint Michel, devenue musée d'art religieux. Le musée des Traditions Stéphanoises propose de beaux objets anciens et quelques reconsttutions de la vie quotidienne à Saint Etienne autrefois. La chapelle Saint Érige, à Auton, de style roman (XIVe siècle) renferme l'un des plus beaux et des plus anciens décor de peintures murales de la région, consacrées à la vie de Saint Erige et à celle de Saint Denis. L'église du Saint-Nom de Marie à Roya remonte aux prmières années du XVIIIe siècle. Petit retable sur bois de facture naïve du XVIe siècle.
Voir également les hameaux, toujours habités, de Douans, du Bourguet et de Roya.
Maires
de Saint-Etienne-de-Tinée
Pierre BRUN (2001 - ?)
Monument
aux Morts
François ACHIARDI (1914-1918) Désiré ANDREIS (1914-1918) Joseph ANDREIS (1914-1918) Jean ANFOSSI (1914-1918) Charles ANOGE (1914-1918) Félix ARGENTIN (1914-1918) Joseph BELLON (1914-1918) Jean BRESSI (1914-1918) Jean-Baptiste BRISSI (1914-1918) Joseph Jean BRISSI (1914-1918) Joseph Victor BRISSI (1914-1918) Pascal BRISSI (1914-1918) Pierre BRISSI (1914-1918) Romain BRISSI (1914-1918) Sébastien BRISSI (1914-1918) Henri BRUN (1914-1918) Jean Joseph EMERIC (1914-1918) Jean Marie EMERIC (1914-1918) Charles FABRE (1914-1918) Félix FABRE (1914-1918) François FABRE (1914-1918) François FABRE (1914-1918) J. Balthazard FABRE (1914-1918) Jean FABRE (1914-1918) Joseph André FABRE (1914-1918) Marius FABRE (1914-1918) Pierre FABRE (1914-1918) François FABRI (1914-1918) Auguste FABRON (1914-1918) Henri FABRON (1914-1918) J. Etienne FABRON (1914-1918) J. Jean FABRON (1914-1918) Paul FABRON (1914-1918) Victoria (?) FABRON (1914-1918) Alexis FERRAIRON (1914-1918) Arthur FERRERI (1914-1918) Jean FERRIER (1914-1918) Augustin FULCONIS (1914-1918) Ernest FULCONIS (1914-1918) Etienne FULCONIS (1914-1918) F. de V. FULCONIS (1914-1918) Fr. de F. FULCONIS (1914-1918) Georges FULCONIS (1914-1918) J. Lucien FULCONIS (1914-1918) Joseph F. FULCONIS (1914-1918) Louis FULCONIS (1914-1918) Denis GAIDON (1914-1918) Etienne GAIDON (1914-1918) Théophile GAIDON (1914-1918) François J. GALLEAN (1914-1918) François P. GALLEAN (1914-1918) Jean GALLEAN (1914-1918) Joseph GALLEAN (1914-1918) Marius GARIN (1914-1918)
Joseph GENTE (1914-1918) Auguste GERMOND (1914-1918) Clément GERMOND (1914-1918) François GERMOND (1914-1918) Georges GERMOND (1914-1918) Pierre GERMOND (1914-1918) Etienne GIBELLIN (1914-1918) Jean GIBELLIN (1914-1918) Joseph GIBELLIN (1914-1918) Alexandre ISOARDI (1914-1918) Augustin ISOARDI (1914-1918) Joseph ISOARDI (1914-1918) Adolphe ISOART (1914-1918) Augustin ISOART (1914-1918) François ISSAUTIER (1914-1918) Marcel ISSAUTIER (1914-1918) Lucien LAUGIER (1914-1918) Marius LOQUES (1914-1918) Pierre LOQUES (1914-1918) Joseph MARTIN (1914-1918) Augustin MIGLIORE (1914-1918) François MIGLIORE (1914-1918) Ignace MIGLIORE (1914-1918) Pierre MIGLIORE (1914-1918) Jean MORELLO (1914-1918) Félix MOSCA (1914-1918) Antoine MURRIS (1914-1918) François MURRIS (1914-1918) Joseph MURRIS (1914-1918) Joseph G. MURRIS (1914-1918) Marius PONSI (1914-1918) Augustin PORCIER (1914-1918) Victor PORCIER (1914-1918) François RAMBERT (1914-1918) Jean RAMBERT (1914-1918) Camille RAPUC (1914-1918) Joseph RAPUC (1914-1918) Marius RAPUC (1914-1918) Victor RAPUC (1914-1918) Augustin ROSSO (1914-1918) Candide ROSSO (1914-1918) Edouard ROVERY (1914-1918) Henri ROVERY (1914-1918) Etienne SPIGOLIS (1914-1918) Marius SPIGOLIS (1914-1918) Pierre SPIGOLIS (1914-1918) Etienne TUFFOU (1914-1918) François ZANONI (1914-1918) Joseph ZANONI (1914-1918) Marcel BOVIS (1939-1945) Auguste GIBELLIN (1939-1945) François HEMERY (1939-1945) Jean VIAL (1939-1945)
Bibliographie
BISSERIEX Marie-Béatrice : CONTRIBUTION A L’ETUDE D’UN VILLAGE: MOUVEMENT DE POPULATION DE ST ETIENNE DE TINEE DE 1795 A 1893, Mémoire de maîtrise, Faculté des Lettres, Section d'Histoire, Université de Nice, 1994
COLLETTA Gérard : LA VALLÉE DE LA TINÉE. Guide touristique, Ancre Solaire, Serre Éditeur, Nice, 1993
GALLEAN chanoine Etienne : HISTOIRE DE ST-ETIENNE-DE-TINÉE - UNE VIEILLE CITÉ DU COMTÉ DE NICE DEVENUE AUJOURD’HUI CENTRE DE SPORTS INTERNATIONAUX, Imprimerie Pierotti, Nice, 1977
LORGUES-LAPOUGE Christiane : SAINT-ETIENNE-DE-TINÉE, AURON : LES CHAPELLES PEINTES. Guide du visiteur, Ancre Solaire, Serre Éditeur, Nice, 1993
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