06000 de l’avenue Désambrois 5 à l’avenue Maréchal Foch 6 ancienne rue de Leyni
Agrandir la carte Cliquez sur le pointeur rouge pour calculer un itinéraire vers cette destination.
De son vrai nom Wilhelm Apollinaris de Kostrowitzky, Guillaume Apollinaire est né à Rome en 1880 d’une mère polonaise, et mort à Paris en 1918, pendant l’épidémie de grippe après avoir été grièvement blessé à la guerre. Il fit ses études au collège Saint-Charles de Monaco de 1888 à 1895, puis à Cannes en 1896 et à Nice en 1897, où il échoue au baccalauréat. Wilhelm, son frère et sa mère quittent la Côte d’Azur et voyagent, Aix-les-Bains, Lyon puis Spa en Wallonie. Dès 1902 Wilhelm est à Paris et fréquente les milieux littéraires et artistiques. Dans son activité de critique d’art, il se veut le pionnier de l’art varié comme en témoigne l’essai les « Peintres cubistes » (1913). Revenu à Nice en 1914 il habite au n° 26 de la rue Cotta, l’actuelle avenue Maréchal Joffre. Une plaque sur l’immeuble du Crédit Lyonnais rappelle ce séjour dans cette rue et non dans cet immeuble. Ayant demandé sa naturalisation qui n’aboutira pas avant 1916, il s’engage pour la durée de la guerre le 4 décembre 1914 au bureau de recrutement qui se trouvait alors au n° 9 de la rue Palermo, l’actuelle rue Alfred Mortier. Une plaque apposée sur cette maison en 1978 rappelle ce souvenir avec deux alexandrins extraits de son œuvre « Calligrammes » (1918) : « Je me suis engagé sous le plus beau des cieux dans Nice la Marine au nom victorieux ». Son œuvre est éclectique. Après avoir animé des revues, le « Festin d’Esope » puis les « Soirées de Paris » consacrées aux manifestations de l’esprit nouveau d’avant 1914, il a écrit des romans et des nouvelles, l’ « Enchanteur pourrissant » (1909), l’« Hérésiarque et Cie » (1910), le « Poète assassiné (1916). C’est dans la poésie qu’il s’affirme avec éclat et lyrisme comme le premier en date parmi les poètes modernes. Après le « Bestiaire ou Cortège d’Orphée » (1911), il publie « Alcools » (1913), puis en 1917 il fait représenter sa pièce les « Mamelles de Tirésias » et avant de mourir il publiera encore le « Flâneur des deux rives » (1918). Apollinaire a laissé ces souvenirs à Nice où il rencontra l’amitié et l’amour mais, bien qu’il la connaisse, il a peu écrit sur notre région. Toutefois, esprit curieux, érudit et ne dédaignant pas la mystification, il a écrit un texte sur les pèlerins piémontais à Notre-Dame de Laghet, plein de vie et de couleurs, de charme et de détails piquants dans « Hérésiarque et Cie ».
Le nom de Guillaume Apollinaire est aussi conservé à Nice par un lycée construit sur le Paillon, qui lui a été dédié; il a fêté son dixième anniversaire à la fin de l’année 2002. Ce lycée polyvalent représente un pôle artistique complet avec des filières musique et arts plastiques. On peut se demander pourquoi cette dédicace, alors que tout naturellement cet établissement n’aurait pas à rougir d’être dénommé « Lou Pailloun », notre fleuve torrentueux faisant partie de l’histoire intime de Nice, même si intra muros on l’a perdu de vue. Théodore de Banville, dans sa « Mer de Nice » n’a pas dédaigné d’en parler d’abondance. Aucun Niçois de bonne venue ne l’aurait regretté.
Serre Editeur (Editeur niçois indépendant - Histoire de Nice - Bibliographie de Nice) Email Gourmand (la première lettre numérique d’informations gastronomiques de la Côte d’Azur) Nice-Panorama(Visite virtuelle de la Côte d'Azur avec des panoramas) Fédération des Associations (Fédération des Associations du Comté de Nice) Nice-Cooking(le site des cuisines niçoise et méditerranéenne) Photos de Nice (photographies anciennes et actuelles de Nice et de son comté) Lou Sourgentin (le site de la revue culturelle niçoise)