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RUE FRANCIS CARCO
06300 du boulevard Virgile Barel au boulevard Pape Jean XXIII
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Pour l’état-civil il était François Carcopino-Tusoli, né à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) en 1886, mort à Paris en 1958. Son père qui était originaire de Sarrola-de-Carcopino (Corse) s’était marié avec une demoiselle Roux de Nice. C’est ainsi que Francis Carco passa une grande partie de son enfance à Nice, fit ses études au lycée Masséna où il eut pour condisciples, entre autres, Louis Cappatti et Guillaume Apollinaire. Ce séjour le marqua d’une forte et durable empreinte et il revint toujours à Nice avec plaisir, notamment vers la fin de sa vie pour s’y soigner. Plus tard, il évoquera à maintes occasions le vieux lycée, la vieille ville, sa grand-mère niçoise indulgente pour ses frasques de jeune homme et les endroits où il imitait Mayol pour se faire de l’argent de poche. Mais revenons à sa carrière. « Monté » à Paris en 1910, il entra à la Compagnie des Eaux comme le lui avait conseillé son père qui, lui-même fonctionnaire, souhaitait qu’il fît carrière dans l’Administration. Mais il n’y resta pas longtemps sans toutefois quitter Paris. Là, il fréquenta assidûment les cercles artistiques où il rencontra Picasso, Utrillo, Mac Orlan, et bien d’autres. Ses premiers poèmes « Instincts » parurent en 1911 ainsi que son roman «L’équipe ». Trois ans plus tard, ce fut le roman « Jésus la Caille » qui obtint un grand succès. À partir de ce moment, Francis Carco fit preuve d’une fécondité remarquable. En 1921, ce fut « Mon homme », en 1922 l’ » Homme traqué » qui lui valut le grand prix du roman de l’Académie française, en 1930 « La rue », en 1931 « Prisons de femme », en 1938 «L’homme de minuit ». Il avait été admis à l’académie Goncourt l’année précédente. Réfugié en Suisse pendant l’occupation allemande, il publia à Genève « Nostalgie de Paris », « Surprenant procès d’un bourreau », «L’ami des peintres ». Après la guerre, il publia encore « Les belles manières » (1947) et « Brumes », son dernier livre, en 1955. En 1958, il reçut le prix de l’Unanimité, ayant déjà obtenu un prix de la Ville de Paris. On a pu dire que Francis Carco a renoué avec la tradition de Villon, poète français du XVe siècle, en peignant avec exactitude les mœurs des bas-fonds de Paris. Mais il était aussi un fin poète très apprécié: « Belles sirènes entendues Belles sirènes disparues Belles amours de mes vingt ans ». (Romance de Paris - 1950).
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