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RUE, AVENUE DU PARC, JARDIN FERBER ♦
06200 du boulevard René Cassin 63 à la promenade des Anglais 353 bis de l’avenue de la Californie 280 (anciennement rue de la Plage) buttes au bord de mer près du petit port de Carras 10543 m2
Ferdinand, officier d’artillerie français né à Lyon, mort à Boulogne-sur-Mer (1862-1909), fut l’un des précurseurs de l’aviation, connu également sous le pseudonyme de De Rue. C’est le 6 juin 1903 que le capitaine Ferber essaya son « aérodrome » sur la plage de Nice. Il commandait alors la 17e batterie alpine. Il inventa donc, en quelque sorte, la grue actuelle. Ce pylône de 18 mètres de hauteur avec un bras de 30 mètres de long soutenait l’avion, tandis qu’à l’autre extrémité se trouvait un contrepoids. En faisant tourner son engin et en coupant la suspente, Ferber pensait s’envoler, utilisant, pour ainsi dire, le principe de la fronde. Les Niçois ne ratèrent pas l’occasion de railler l’original en baptisant cet engin « la ratapignata » (la chauve-souris). Ces essais coûteux furent sans résultat pratique mais Ferber y puisa la conviction qu’il fallait mettre un moteur aux planeurs (on n’osait pas dire le mot aéroplane). C’est lors de son séjour niçois que Ferber écrivit: « comme les moteurs doublent de force chaque année sans augmentation de poids et qu’ils sont à la disposition de tout le monde, quelqu’un volera, c’est fatal ». De fait, si on ne tient pas compte du vol d’Ader, le 14 octobre 1897, Ferber fut le troisième homme volant après les frères Orville et Wilbur Wright (17 décembre 1903) puisque le capitaine vola le 27 mai 1905 à Chalais-Meudon. Le vol de Santos Dumont à Bagatelle eut lieu le 23 octobre 1906. D’ailleurs, les Wright écrivirent à Ferber le 4 novembre 1905; « Nous n’avons pas cru au danger d’être rattrapés avant cinq ou dix ans au moins. La France a de la chance d’avoir un Ferber ». Et c’est ainsi que Nice participa à la naissance de l’aviation puisque Ferber y acquit la conviction de la nécessité du moteur. Le souvenir de Ferber est également commémoré par un monument inauguré en 1911, situé à Carras, le long de la promenade des Anglais, en face l’avenue de la Lanterne, ce qui a fait également dénommer le quartier avoisinant du nom de Ferber. Le monument est l’œuvre du sculpteur Fabius Stecchi (1885-1928). Il est en marbre blanc et représente un avion qui tombe, une gloire avec palme offerte au médaillon, effigie de l’officier de profil. On distingue aussi une pale d’hélice, un élément de moteur, un volant puis l’aigle de Nice entouré des mots: « Cadendo elatus ». Au pied des buttes au bord de mer près du petit port de Carras, se trouve une plaque indiquant: « Stèle du Souvenir érigé à la mémoire des 95 victimes de la catastrophe aérienne de la Caravelle Ajaccio-Nice ». Artiste Créateur Matéo Mornar. Dans le jardin, un monument représentant les ailes brisées stylisées en métal sur un socle en marbre noir: « À la mémoire des victimes tragiquement disparues en mer lors de l’explosion de la caravelle Ajaccio-Nice le 11 septembre 1968 ». Fut inaugurée par Me Jacques Peyrat, Maire de Nice, Député des Alpes-Maritimes le 12 septembre 1998. Nous estimons très utile de signaler qu’à proximité un pêcheur vend tous les matins sa pêche de la nuit sur un étal et sous un parasol avec son épouse qui prépare admirablement son poisson, on ne peut pas plus frais. Un vrai régal, avis aux amateurs.
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