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| RUE ABBÉ AUGUSTIN D’ANDREIS |
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06200
de la rue des Mahonias au boulevard Paul Montel Précurseur du scoutisme 1883-1960
Chacun connaît peu ou prou le scoutisme, organisation mondiale ayant pour but la formation morale, physique, pratique et civique des enfants et des adolescents des deux sexes. Fondé en 1908 en Angleterre par le général Robert Baden-Powell (1857-1941) le mouvement des boy-scouts traverse vite la Manche et dès 1910 se constituent des groupes qui donnent naissance en 1911 à Nice aux Éclaireurs de France (laïques) et aux Éclaireurs unionistes (protestants) un peu plus tard. Quelques éducateurs catholiques s’intéressent aussi à ce moyen de formation de la jeunesse et Nice fut avec l’abbé d’Andreis, aumônier des œuvres diocésaines, à la pointe du scoutisme catholique en France. Dès 1912 il lance les Éclaireurs des Alpes dont le siège fut installé à Pauliani. Huit troupes à Nice, une à Grasse, une à Villefranche, l’enthousiasme des jeunes fit merveille mais la guerre arrêta cet essor. Les aînés mobilisés, les plus jeunes servant dans les hôpitaux et même exécutant des missions paramilitaires volontaires, leurs instructeurs Hébréard, Cardon, Gaglio, Donzella, Prosper Ribéro, purent mesurer la valeur de leur enseignement. Après la guerre un regroupement jugé nécessaire parfaitement œcuménique eut lieu en 1920 sur le plateau du Château, réunissant des scouts venus de tous les coins de France. Le président de la République, l’infortuné Paul Deschanel (1855-1922) assista même au lever des couleurs. L’abbé d’Andreis prit alors conscience de la nécessité d’organiser administrativement le mouvement et avec l’aide du chanoine Cornette «?Vieux loup?», du R.P. Sevin «?Renard noir?» et du général Guyot des Salins, ils fondèrent la Fédération des Scouts de France. Depuis, les scouts ont multiplié les effectifs selon toutes les obédiences y compris israélites. Certes, des adaptations à chaque époque ont été effectuées. Souvent critiqué, toujours copié, le mouvement a surmonté la dérision, survécu aux deux guerres, résisté aux crises successives, Front populaire, conflit algérien, concile Vatican II, mai?1968?; des centaines de milliers d’hommes et de femmes ont été ou sont encore des scouts. On en trouve dans tous les milieux?: administration, social, commerce, industrie, armée, santé, prêtrise, sans oublier le spectacle, jusque dans les plus hautes fonctions et même dans la politique, pour «?Faire de leur Mieux?», «?Toujours Prêts?» à «?Servir?». Ainsi notre ville, par les Éclaireurs des Alpes, titre que porte encore le groupe scout de la paroisse Saint-Joseph (1re Nice, 1re France) a été, grâce à l’abbé d’Andreis, à la base de la création de ce mouvement auquel je (R.I.) suis fier d’avoir appartenu. L’abbé portait le titre de comte de Bonson que sa famille avait acquis au XVIIe?siècle. |