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| PLACE, RUE GRIMALDI ♦ |
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06000
de la rue de la Liberté 19 à la rue Maccarani du boulevard Victor Hugo 17 à la place Grimaldi
Parmi les principales familles seigneuriales de notre pays et de Provence, celle des Grimaldi, d’origine génoise, fut des plus en vue dont les diverses branches possédaient notamment: la baronnie de Beuil, la seigneurie de Monaco depuis 1308, la seigneurie de Cagnes-Villeneuve, la seigneurie de Levens (de 1400 à 1621), la seigneurie d’Antibes achetée en 1384 par Luc et Marc Grimaldi, cousins de Rainier II de Monaco, et vendue à Henri IV en 1608. La branche de Beuil est au regard de l’histoire de Nice la plus intéressante. En 1315, Astruge, héritière du fief, épousa un Grimaldi qui devint seigneur de Beuil. La baronnie comprenait les fiefs de Beuil, Péone, Roubion, Roure, Ilonse, Pierlas, Marie, Bairols, Auvare, Thierry, Lieuche et Puget-Rostang. En 1388, les Grimaldi jouèrent un rôle décisif dans la « Dédition » de Nice à la Maison de Savoie. En paiement, Jean de Beuil, ex-sénéchal de Provence, et son frère Ludovic reçurent vingt-trois nouveaux fiefs enlevés aux seigneurs « angevins » qui émigrèrent en Provence: Val d’Entraunes, Massoins, Tournefort, Ascros, Puget-Théniers, Malaussène, Touet, Villars, Rigaud, Rimplas, Saint-Sauveur, Toudon, etc. En 1581, ils furent faits comte par le duc de Savoie. En 1621, Annibal Grimaldi, comte de Beuil, qui ne voulait pas reconnaître la suzeraineté du duc de Savoie, « Io sono il conto di Boglio che fa quel che voglio » disait-il fièrement, ce qui ne l’empêcha pas de se faire soutenir par le roi de France et de s’apprêter à livrer au roi d’Espagne le pays de Nice dont il serait le seigneur et gouverneur de la ville, fut déclaré solennellement coupable « d’infidélité, félonie, rébellions et machinations » par le Sénat de Nice. Il fut pris dans son château de Tourrette-Revest et étranglé par deux esclaves turcs sur ordre de son suzerain, Charles-Emmanuel Ier le Grand (1562-1630). Celui-ci s’était souvenu en effet que Annibal avait dit un jour qu’il préférerait mourir de la main d’un turc plutôt que de se soumettre. Son fils André, baron de Laval (pays de Massoins) s’enfuit en Provence et fut banni à jamais du Comté. Le fief fut partagé entre les fidèles du duc de Savoie. Ainsi s’acheva le destin de la principale maison féodale du pays niçois. Désormais les souverains de Savoie étaient seuls maîtres dans leurs États. Mini plan: | Angle : | Afficher noms de rues:
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