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| Le premier exil : le Brésil (1834-1840) |
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Carte du théâtre des opérations de Garibaldi en Amérique du Sud. In Jessy White-Mario, Garibaldi et son temps, Paris, 1884.
Garibaldi, à bord de la chaloupe Mazzini, capture la Luiza. In G. Sacerdote, La vita di Giuseppe Garibaldi, Rizzoli, Milan, 1933.
Arrêté par les autorités brésiliennes, torturé, il parvient à s’enfuir et rejoint Montevideo, en Uruguay. Aux côtés de Bento Gonçalves, il est nommé commandant de la marine du Rio Grande do Sul le 1er septembre 1838 et livre plusieurs combats. Bloqué à l’intérieur du chenal, il fait transporter ses deux grosses chaloupes par voie terrestre afin d’atteindre la haute mer. En juillet 1839, pris dans une tempête, il fait naufrage et doit rejoindre par terre son second navire, la Seival, avec lequel il participe à la prise de Laguna, dans l’État voisin de santa Caterina, le 22 juillet 1839. C’est dans cette ville qu’il va faire la connaissance d’Anita, le 10 août 1839, une jeune et jolie veuve agée d’à peine 18 ans avec laquelle il se met en ménage à la fin octobre. Dès lors, Anita sera quasiment toujours présente à ses côtés, recevant le baptême du feu à Imbituba, prenant une part active à la bataille d’Intarni. Partout, le Brésil a le dessus, et le Rio Grande, miné par des luttes intestines pour le pouvoir, est en pleine déconfiture. En janvier 1840, Anita est capturée par les Brésiliens mais obtient sa libération et peut rejoindre Garibaldi. Un dernier combat, terrestre, a lieu le 16 juillet 1840 : Garibaldi tente, sans succès, d’enlever la forteresse de Sao José do Norde qui menace la ville de Rio Grande. Anita lui donnera un premier fils le 16 septembre 1840, à San Simon de Mostardas, qu’il prénommera Menotti, en hommage au révolutionnaire italien mis à mort en 1831 à Modène. Le 28 septembre, à peine relevée de couches, elle part à cheval, portant son fils dans les bras, prévenir son compagnon de son arrestation imminente par les troupes brésiliennes qui arrivent en force. Quelques jours après, le Rio Grande do Sul est contraint de déposer les armes. Son armée est dissoute. Comme salaire pour ses valeureux services, Garibaldi reçoit un troupeau de 800 bœufs qu’il décide de convoyer jusqu’à Montevideo où il a l’intention de s’installer. Mais la douloureuse traversée du Mato Grosso et des régions qui le séparent de la capitale uruguayenne aura raison de son capital et c’est sans un sou vaillant qu’il arrive à Montevideo en mars 1841. En Uruguay, le Héros des Deux Mondes va forger sa légende !
Garibaldi et le troupeau de bœufs qu’il reçut pour salaire. Gravure d’Eduardo Matania
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