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| Écrit par Annie SIDRO |
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Traditions musicales au XIXe siècle
Parmi les traditions bien ancrées dans le Carnaval niçois, nous évoquerons celles directement liées à la pratique de cette "paramusique" citée précédemment et provoquée avec des instruments des ténèbres" tout à fait particuliers et exceptionnels, ceux de l'orphéon carnavalesques niçois : la Vespa qui accompagnait le joyeux et dynamique groupe carnavalesque des Maurou ; le Paillassou, les Maurou, la Vespa, figurent parmi les traditions les plus anciennes du Carnaval de Nice. Les Maurou
Ils parcouraient le corso, en mouvement sinusoïdal, ou bien fendaient la foule a grands coups d’épaule lorsqu'elle ne s'écartait pas assez vite et ils chantaient la chanson des Maurou : Sien Maurou lou saben Une chanson interprétée sur l'air de la chanson des "Bouffets" ou "Soufflaculs" telle la très belle version qui est présentée dans le disque "Tresors dau Pais Nissart" (ed. Ventadorn, 1980). Cette présence des Maurou, correspondait dans les carnavals niçois à la persistance dans la "mémoire collective" et à la transmission de la culture populaire (gestuelle et non verbale) de l'évocation des "Sarrasins" (Turcs ou pirates méditerranéens d'origines diverses), responsables de bien des pillages dans l'histoire méditerranéenne et auxquels sont attribués des faits qui n'ont parfois qu'un rapport très lointain avec leurs exactions mais dont nous trouvons la trace dans les fêtes locales (Sarrazin dans le Languedoc, Pailhasse près de Montpellier, fête-dieu à Aix-en-Provence, Maurou à Nice mais aussi en Espagne, en Vénétie et en Yougoslavie. Le plus souvent, les Maurou suivaient le groupe du Paillassou, bernaient ce mannequin de paille et de chiffon avec un drap tendu et les Maurou étaient accompagnés d'un groupe de musiciens dotés d'instruments bizarres, taillés dans des courges séchées, des cougourdons. Cet orphéon carnavalesque s'appelait la Vespa (la guêpe). La Vespa : Orphéon carnavalesque
En 1984, à l'occasion du Centenaire de Carnaval, et les années suivantes, des "Vespa" ont été recréées dans plusieurs établissements scolaires de Nice où les enfants ont été initiés à la fabrication et à l'usage de ces "instruments des ténèbres" si particuliers et apprennent les danses de Carnaval. Une initiative du Comité des Fêtes de Nice et de l'Éducation Nationale. Parmi tous les instruments de la Vespa, citons : le tambour à friction, le Petadou dont le nom vient de "pet", "petà" c'est-à-dire "crever, se casser, claquer", et dont le son si particulier s'inscrit dans la symbolique évoquée précédemment du rite des musiques des Ténèbres.
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