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Les années sixties
Aux environs des années 60, la chanson officielle de Carnaval disparaît, les sixties, groupes rock, Beatles déferlent sur I'Europe, les airs de carnaval se démodent, les déguisés raccrochent leurs dominos, la "sono" remplace les derniers orchestres, un fossé musical se creuse entre les générations. Adieu la fête populaire urbaine, adieu les Mais et la joie dans les quartiers, c'est le jazz à Saint-Germain des Prés ou la Pinède de Juan-les-Pins ! La fête populaire traditionnelle subsiste dans le haut pays, au son des ciamada et des farandoles pour les brandi emmenés par les "Abats", Abbés de la Jeunesse.
L'une des toutes dernières chansons officielles de Carnaval date de 1959, l'excellent compositeur niçois, Toni Rainaud, s'inspira de la samba qui triomphe à Rio et composa une très tonique samba niçoise "Bim-Bam-Boum, Carnaval ès en la Luna", thème qui rendait hommage aux premiers cosmonautes et astronautes de l'espace. Malgré quelques tentatives "d'animateurs de la fête", pas toujours réussies, au cours des années 70- 80, pour la relancer, la chanson du Carnaval sombre dans les oubliettes. L'intérêt de la musique sur les corsi au cours de cette période vient surtout de la qualité des groupes musicaux - fanfares, cliques européennes ou orchestres de la VIe flotte des USA - qui participent aux défilés.
En 1984, à l'occasion du Centenaire de Carnaval, la Ville de Nice, dans le cadre du Festival brésilien organisé en juillet, reçoit une authentique école de samba venue de Rio avec 100 danseurs et musiciens, Mocidade Independente de Padre Miguel, qui obtient un triomphe en défilant à la bataille de fleurs.
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