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Les Niçois aiment souvent évoquer le rôle de la chanson dans les carnavals, surtout celles que l'on fredonnait entre les deux guerres et qui sont restées gravées dans la mémoire collective. C'est tout un "mesclun" de chansons qui résonne dans nos têtes. "Velou, velou, velou, es Carneval !" "Petronille, reine des amours", "Carnaval est millionnaire", "Y a d'la joie !" "Bim, bam, boum !", etc. Le souvenir de la chanson ne peut se dissocier de celui de la musique, et nous permettra d'évoquer l'évolution particulière de la musique et de la chanson dans le Carnaval de Nice, de ses origines à nos jours. Nous aborderons le thème de la musique des ténèbres, étroitement lié au cycle du Carnaval-Carême, dans tous les carnavals européens, avec une connotation tout à fait originale en pays niçois avec le développement des orphéons carnavalesques au son des cougourdons (couassa).
A la fin du XlXe siècle, la transformation du Carnaval de Nice en grand défilé de chars, cavalcades et mascarades entraîne l'apparition de chars de la musique, suivie au début du XXe siècle par la création du concours de la chanson officielle de Carnaval, puis sa décadence dans les années soixante et un renouveau qui pointe à l'horizon des années 90.
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