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DESCENTE, RUE DU MARCHÉ ♦
06300 du boulevard Jean Jaurès 48 à la placette Abbé Robert Jarre de la rue de la Boucherie 8 bis à la rue de la Préfecture 7 (ancienne rue Saint-Eloi) calada dòu mercat carriera dòu mercat
Cette appellation s’explique d’elle-même pour la première voie parce qu’elle réunissait en quelque sorte le marché d’hiver du cours Saleya et le marché d’été qui se tenait sur le boulevard Jean Jaurès avant la construction de la promenade du Paillon. On disait que le marché « montait » ou « descendait » selon la saison. Quant à la rue, l’une des plus pittoresques et commerçantes de la vieille ville, elle s’est appelée ainsi car elle menait à la place où se tenait l’un des marchés de la vieille ville sur l’actuelle place du Palais, anciennement place Saint-Dominique et précédemment encore place Saint-Eloi. La rue du Marché s’est appelée pendant la Révolution, rue de la Volaille, tout un programme. Sur les marchés niçois, jusqu’avant la dernière guerre, on pouvait encore apercevoir des femmes avec leur coiffure traditionnelle: la « capelina » pour la fleuriste, chapeau plat le plus souvent en paille de riz rehaussée de broderies, la « scouffia » pour la poissonnière ou la « revendairis » (revendeuse de légumes), bonnet en résille et à chenilles, fait au crochet, le « cairéu » pour la paysanne, en mousseline tuyautée, la « touòrsa », pour la bergère de Briga, vendant du brous, ruban de velours roulé avec la natte de cheveux et faisant le tour de la tête. Le marché a toujours constitué un lieu vivant, convivial et coloré, et son animation a maintes fois inspiré les écrivains et les artistes fréquentant Nice, Jean Lorrain, Jules Romains par exemple et attiré les touristes. Cette descente du Marché me fait évoquer (M.I.) ma mère, (bouon’anima) douce, calme, toujours dévouée, elle avait eu dix frères et sœurs, elle était l’aînée, on sait ce que cela veut dire. Elle nous racontait comment elle avait aidé sa mère, restée veuve très tôt, à laver dans le Paillon. Elle adopta très vite son gendre (R.I.) si jeune, et comme ils allaient au marché tous deux tous les samedis, les « revendairis » ont toujours cru qu’ils étaient mère et fils, et ce n’était pas tout à fait faux. Elle l’appelait « pichoun ». « Pichoun, piha passiença, vai que s’arrangiarà! » Elle parlait toujours en niçois et, seulement en français en début de conversation, en présence de personnes ne connaissant pas notre langue.
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