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GAZAN Joseph |
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Nice, 10 janvier 1891 - Nice, 3 août 1985
Auteur : Ralph SCHOR Issu d'une vieille famille niçoise, amoureux du nissart, J. Gazan, élève de l'Ecole des Arts décoratifs de sa ville natale, résiste à l'un de ses professeurs, Alexis Mossa*, qui veut l'orienter vers la peinture et choisit la sculpture. En 1911, il est reçu premier à l'Ecole des Beaux Arts de Paris où il suit les cours d'Antonin Mercié, puis de Michelet. Trois fois lauréat de l'Institut, il achève ses études en 1918 et produit ses premières oeuvres. Rodin qui le remarque en 1921 lui conseille de ne pas gaspiller sa spontanéité et de fuire la facilité. Gazan se replie alors, médite, lit, écrit et, de retour à Nice, ne présente à nouveau ses sculptures qu'en 1927. Son oeuvre abondante révèle une volonté de simplification et de célébration de la nature. Il excelle dans la représentation de la femme épanouie. On lui doit notamment la décoration du pavillon de la Côte d'Azur à l'exposition internationale de 1937, les reliefs de l'Ecole normale d'instituteurs de Nice et de l'immeuble de la Sécurité sociale rue Pertinax, les effigies de Rancher, Jules Eynaudi, Pierre Merle à Nice, Masséna à Levens, la reine Victoria à Menton, les monuments du XVe corps et du Bon Accueil au pont Saint-Louis, des sculptures funéraires et religieuses, des céramiques. A la fin de sa vie, Gazan se retire discrètement dans le quartier de Cimiez qu'il aime particulièrement et passe ses loisirs au club de boules de l'Olivetto. |