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GARIBALDI (AFFAIRE RICCIOTTI) |
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Auteur : Yvan GASTAUT Le 3 novembre 1926, aboutissement d'une série d'investigations, la police niçoise arrêta dans sa villa de Fabron, Ricciotti Garibaldi, soupçonné d'espionnage pour le compte des services secrets de Benito Mussolini. Petit-fils de Giuseppe Garibaldi, Ricciotti Garibaldi ancien chef de la Légion garibaldiennen, était connu et apprécié sur la Côte d'Azur pour son engagement antifasciste et ses liens avec les fuorusciti. La révélation de ses activités d'agent provocateur provoqua une vive émotion dans une opinion niçoise échaudée par les nombreuses tensions entre fascistes et antifascistes. Attirée par le parfum de scandale, la presse locale, notamment La France de Nice et du Sud-Est suppléa les policiers pour relater les moindres détails de « l'affaire Garibaldi » : figure de la résistance à Mussolini, Ricciotti Garibaldi incitait les militants antifascistes présents à Nice soit à fomenter des attentats en Italie puis de rendre compte à police fasciste soit à livrer des noms d'opposants restés en Italie pour faciliter la répression du régime. Si Ricciotti Garibaldi ne fut pas inquiété par la Justice, démasqué, il fut contraint de quitter Nice en 1927 pour s'installer à Paris où il se fit plus discret. L'affaire, troublant pendant plusieurs mois encore les Niçois, fut le point de départ d'une série d'investigations policières ou médiatiques afin de démêler les nombreuses intrigues fascistes sur la Côte d'Azur. |