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FRANCISCAINS |
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Auteur : Alain VENTURINI Ce sont les premiers frères mendiants à s'installer à Nice : dès 1224 peut-être, même si la première mention assurée se trouve en décembre 1250, dans le testament de Romée de Villeneuve. Si l'on veut concilier traditions et données textuelles, il faut sans doute admettre que les Franciscains ont eu trois implantations successives. Leur première installation se serait faite à l'est de la colline du Château, à Lympia, autour de la petite église San-Recoubre. Ils se seraient ensuite déplacés, à une date inconnue, vers le nord de la colline du Château, pour occuper un emplacement sis au début de l'actuelle rue Bonaparte. Enfin, en novembre 1251, Augier Badat leur donne un terrain proche du Paillon, dans un lieu de la ville basse non encore bâti. Ce troisième emplacement est le bon. S'ils gardent encore quelque temps leurs bâtiments de Riquier, les Franciscains y accueillent les Cisterciennes de Saint-Etienne de Olivo avant de les leur céder L'église et le couvent du Paillon sont sous le vocable de la Sainte-Croix. La première connaît une importante campagne de travaux au début du XVe siècle, puisque l'évêque Jean Burla la consacre en 1410. Malgré la dédition de 1388, les Franciscains gardent de bons rapports avec les comtes de Provence : le 13 janvier 1437, le roi René leur accorde l'autorisation de quêter dans toute la Provence Les frères doivent réparer leur église à deux reprises en 1438 et 1442, cette dernière campagne portant sur la voûte. L'importance des travaux effectués amène une nouvelle consécration des autels. La cérémonie, où officient Louis Badat, évêque de Nice, et frère Raimondo, O.M., évêque élu d'Iglesias et Sulcis, se déroule les 28 décembre 1442 et jours suivants. En 1477, l'un des frères, Louis Terrini, fait dresser une croix de marbre* blanc dans leur cimetière (qui occupait en partie l'actuelle place Saint-François). Sauvée du vandalisme révolutionnaire, cette croix, en raison de la suppression du couvent, a été, en 1804, transportée à Cimiez et érigée devant le couvent des Fransciscains de l'Observance. En 1483, le même Louis Terrini fait bâtir de nouvelles voûtes dans l'église Comme les Dominicains, c'est fort tard que les Franciscains mettent leur église au goût baroque dominant à Nice depuis la seconde moitié du XVIIe siècle. S'ils bâtissent un clocher (l'actuelle tour Saint-François) dès les années 1716-1723, l'église n'est « baroquisée » que dans le second quart du XVIIIe siècle. Si les premiers projets remontent à la fin des années 1730 (notamment un projet de Bernardo Vittone qui n'aboutit pas), les travaux ne démarrent que pour être interrompus par la guerre de Succession d'Autriche. Ils sont repris en 1749 et achevés l'année suivante : l'église est bénie le 30 septembre 1750. Bibliographie : Compan A. (dir.), Le Comté de Nice, Paris, 1980, p. 144. ‚ Thevenon L, Du Château vers le Paillon, Nice, 1999, p. 59-60, 96-98, 299-302. |