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FORET |
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Auteur : Michel BOTTIN La forêt occupe dans l'économie du Comté de Nice une très importante place tant en raison de la qualité des espèces - épicéas, sapins, mélèzes - que de la commodité de l'extraction des coupes de bois. Véritable château d'eau, la province offre en effet la possibilité de faire flotter les bois de construction, navale en particulier, à partir de lieux d'extraction parfois très éloignés de l'embouchure des fleuves, Roya d'une part, Var d'autre part. Ces facilités ont poussé les communautés d'habitants à dilapider leur patrimoine forestier laissant selon l'expression d'un intendant du XVIIIe siècle « le sol nu comme un roc ». De multiples réglementations ont tenté de freiner cette exploitation anarchique. On notera que l'administration fiscale y trouvait un intérêt direct : les bois extraits de la province sont les produits les plus lourdement imposés à l'exportation ; ils supportent le droit de Villefranche* au taux exceptionnel de 10 % - au lieu de 2 % pour les autres produits -. La surexploitation n'a pas cessé pendant et après la Révolution. Louis Durante, le célèbre auteur de l'Histoire du Comté de Nice, inspecteur des Bois et Forêts durant les années 1840, a souvent dénoncé des abus qui permirent en vingt-cinq ans de couper plus de 500 000 arbres. Bibliographie : Durante Louis, Chorographie du Comté de Nice, Turin, 1847. ‚ Ortolani Marc, Tende 1699-1792. Destin d'une autonomie communale, Ed. du Cabri, Menton, 1994. |