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FODERE François-Emmanuel |
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1764-1835
Auteur : Alain RUGGIERO Ce Savoyard, natif de Saint-Jean de Maurienne est surtout connu dans la région niçoise par son ouvrage Voyages aux Alpes-Maritimes qui parut chez Levrault en 1821. Ce texte est en réalité la version remaniée du texte de la Statistique des Alpes-Maritimes que chaque administration départementale avait dû fournir au Ministère de l'Intérieur au début du Consulat. Fodéré est surtout l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages de médecine et de médecine légale comme l'Essai sur la phtisie pulmonaire (an IV), le Mémoire de médecine pratique sur le climat et les maladies du mantouan (1800), le Manuel du garde malade (1815), l'Essai historique et moral sur la pauvreté des nations, la population la mendicité les hôpitaux et les enfants trouvés (1825) et d'articles notamment dans la Gazette des hôpitaux. Médecin puis médecin-chef aux armées, Fodéré arrive à Nice en l'an VI. Il devient professeur (physique et chimie) à l'Ecole centrale du département à la fin de l'an VI, puis il est chargé de réunir avec son collègue Florence les informations nécessaires à la statistique départementale à partir de Vendemiaire an X, ce qui l'amène à un voyage « d'exploration » du département en compagnie de Florence, des naturalistes Risso et Loques. Dès leur retour Fodéré est le véritable rédacteur des 598 pages de cette statistique dont le manuscrit est envoyé le 20 Germinal an XI. L'impression des statistiques départementales n'a pourtant pas comporté celle des Alpes-Maritimes à la suite d'un premier conflit opposant Fodéré et le préfet Châteuneuf-Randon, puis Fodéré et le secrétaire général de la préfecture Capelle qui commence de son côté la rédaction d'une nouvelle statistique. A cette date, Fodéré a déjà quitté le département et poursuit une carrière médicale qui l'amène à occuper bientôt la deuxième chaire de médecine légale créée en France à l'Ecole de médecine de Strasbourg. C'est dans cette ville qu'il poursuivit sa carrière et qu'il rédigea ses ouvrages, même après avoir été atteint de cécité partielle : il dicte alors à une de ses filles. Il est répertorié en 1830 comme un des membres fondateurs de la Société de Statistiques de Paris mais on ne trouve pas de trace de son activité dans ce domaine. Il meurt à Strasbourg en 1835. Bibliographie : Imbert Léo, « Notes sur le séjour de Fodéré à Nice », Nice Historique n° 2, mars-avril 1935, p. 33-38. ‚ Imbert Léo, « Fodéré et le Voyage Statistique aux Alpes-Maritimes », Nice Historique n° 3, mai-juin 1935, p. 68-76. |