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ESTENC |
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Auteur : Luc THEVENON Principal hameau de la commune d'Entraunes*, situé au nord du territoire, entre 1 550 et 1 900 mètres d'altitude, du « Saut du Var » et du Pont St Roch au sud au confluent des vallons de Sanguignères et des Garrets au nord. Habitants : lous Estenchouns (ce qui condamne les graphies fantaisistes telles que Esteinc, Esteng, etc). En 1858 le hameau compte 123 habitants occupant 25 maisons principales, contre 175 personnes et 36 maisons au chef-lieu. Aujourd'hui une population d'environ trente habitants permanents s'y maintient parmi lesquels un exploitant agricole-éleveur, un hôtelier, des propriétaires ou gérants de gîtes -ruraux et de refuges, etc.. Dès la fin du XVIIe siècle Estenc a un vicaire résident. En 1722 la vieille chapelle écroulée est remplacée par deux églises : N.-D. des Grâces et St Sauveur qui, alternativement tous les six mois, assurent le rôle de paroissiale-foraine. La chapelle de La Trinité, datée 1555, située à 1 780 mètres d'altitude y est l'un des édifices religieux les plus hauts du Comté de Nice La route dite « des Grandes Alpes » parvint à Estenc en 1914 s'y terminant près des « Sources du Var », par le Pont Poincarré* qui devait être inauguré par ce président lors de sa visite des Alpes-Maritimes, annulée en raison de la déclaration de guerre. En aval un second pont dit « du Diable » franchi une profonde gorge du Var Le Pra-Long y est le dernier pré de fauche d'altitude régulièrement exploité par le Parc du Mercantour. A Estenc débouchent les vallons de Sanguignères et de L'Estrop alpages occupés par des ovins transhumant depuis la Crau, troupeaux de plus d'un millier de têtes chacun. Sanguignères a fait l'objet d'une étude d'occupation des étages de végétation servant de référence pour l'exploitation et la charge pastorale des alpages de l'ensemble du Parc National. |