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ENSEIGNEMENT DANS LE COMTE DE NICE A L'EPOQUE MODERNE |
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Auteur : Henri COSTAMAGNA L'instituteur communal enseigne dans presque toutes les localités du comté niçois ; il y a même deux maîtres à Saorge, trois pour Valdeblore, quatre quant à Saint-Etienne-de-Tinée. Dans la majorité des cas, il s'agit d'un prêtre nommé par le conseil ordinaire, afin d'instruire la jeunesse « dans la science comme la piété et la doctrine chrétienne » (Roure, 1789) et dont on utilise encore les services pour assurer une messe quotidienne à l'aurore. La science dont il est question se borne à apprendre aux élèves à lire, écrire et compter ; mais au niveau des bourgs les ambitions sont plus grandes : « arithmétique, grammaire supérieure » Les cités de Nice et de Sospel ont des collèges. Les pères Jésuites enseignent dans la première ville de 1607 à 1729. A cette ultime date, le roi Victor-Amédée II crée le Magistrat suprême de la réforme des études dont les ordres religieux sont exclus. Tous les membres de l'enseignement étant censés en faire partie, les simples instituteurs doivent recevoir de cet organisme des patentes d'approbation de leur nomination. Par contre, les professeurs sont directement choisis et payés par l'Etat Cette réforme va de pair avec un développement de l'instruction dont témoignent avec éloquence les budgets communaux : croissance des salaires d'enseignants, création de nouveaux postes, promotion d'une sorte de système de bourses à base de legs pieux afin de permettre aux enfants des villages de l'arrière-pays de fréquenter le collège royal Inversement, l'université représentée par le « Collegium Jurisconsultorum » ou collège des docteurs ès-lois, perd de l'importance au siècle des Lumières. Les grades ne peuvent désormais être délivrés qu'à Turin, Nice n'assurant que des années préparatoires. Il en est de même pour l'école médico-chirurgicale qui a pris la relève du « Collegium ». Ce genre de formation, commencée dans la capitale du pays niçois doit se terminer dans celle du Piémont. Bibliographie : Feliciangeli D., L'éducation dans le comté de Nice des environs de 1550 à 1792, thèse de doctorat en histoire, Université de Nice, 1973. ‚ Costamagna H., « La vie communale et l'enseignement dans le comté de Nice au XVIIIe siècle », Nice Historique, 1974, n° 4, pp. 197-206. ‚ Bordes M., « Le XVIIIe siècle », in Histoire de Nice et du pays niçois (sous la direction du même auteur), Privat, Toulouse, 1976, pp. 192-199. |