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BOULEVARD, IMPASSE, JARDIN DE CESSOLE ♦
06100 du boulevard Joseph Garnier 48 à l’avenue Saint-Sylvestre 19 dans le boulevard de Cessole 87, sans issue entre Cessole, Castellane et montée de l’évêché
Le boulevard a été précédemment et successivement dénommé boulevard Gambetta prolongé, boulevard Alsace-Lorraine, boulevard Gustave Desplaces. L’appellation actuelle est la plus justifiée pour honorer une grande famille niçoise, Spitalieri de Cessole possédant de vastes propriétés dans ce quartier, que le boulevard a traversées. Selon les sources, cette famille serait originaire de Provence (Fayence ou Tourrettes-les-Vence) ou de Barcelonnette. Quoi qu’il en soit, elle est connue à Nice depuis le XVIIIe siècle. Jean-Joseph Spitalier ou Spitalieri, négociant, fut le père d’Honoré François qui en 1775 obtint des lettres de noblesse avec l’inféodation du lieu de Cessole, en Piémont près d’Acqui, nanti du titre comtal. Son fils, le comte Jean-Joseph, allié aux marquis de Montclar, (cf. l’avenue Montclar à proximité) nobles provençaux eut deux fils: – le comte Hilarion (1776-1845) qui, après des études de droit à Sienne, entra dans la magistrature, puis dans l’armée. Revenu à Nice après la bataille de Marengo, il reprit ses études de droit et en 1815 fut nommé premier officier des Finances et tout de suite après sénateur. Par la suite, il géra le Consulat de la mer et enfin en 1835 fut nommé Premier président du sénat de Nice. On lui doit quelques travaux historiques et littéraires de qualité notamment une étude sur le Trophée d’Auguste de La Turbie et, en collaboration avec Rancher, le Guide des Étrangers paru en 1827. – le chanoine Eugène, dernier abbé mitré de Saint-Pons (voir à rue Spitalieri) créateur de l’Œuvre des filles de la Providence. Le Comte Hilarion, marié à une Peyre de Châteauneuf, eut trois fils, Charles devenu marquis de Châteauneuf par héritage de sa tante maternelle, Eugène, conseiller à la Cour de Nice jusqu’en 1860, Henry, chevalier de Cessole (voir à rue Henry de Cessole). Le boulevard est agrémenté dans son milieu d’un grand jardin de 2682 m2 et au droit de l’immeuble de la Compagnie des Eaux d’un petit jardin de 326 m2. Au début du boulevard, près du passage à niveau, se trouvent, sur l’immeuble portant le n° 2, des plaques commémorant la mort de cinq résistants tombés le 28 août 1944 pour la libération de Nice: René Barralis, Roger Boyer, Lucien Chervin, Auguste Gouirand et Jean Ballestra. Au numéro 20 du boulevard, une plaque commémorative rappelle que c’est dans cet immeuble, Le Palais Stella, que le 27 août 1944 le comité d’insurrection décida d’entrer en action dès le lendemain pour libérer Nice de l’occupant nazi.
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