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| AVENUE SAINTE-THÈCLE ♦ |
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06300
dans l’avenue des Deux Corniches, sans issue
Réputée grande faiseuse de miracles, au culte très répandu, sainte Thècle aurait été une vierge et martyre du Ier siècle. Âgée de 18 ans, elle aurait renoncé au mariage après les prédications de saint Paul et l’aurait suivi dans ses missions. Elle se fêtait le 23 septembre. Reconnue comme mythique par l’Église, sainte Thècle a été supprimée du calendrier par le concile Vatican II. Mais pour les Niçois, sainte Thècle, c’est aussi l’eau, source de vie, amenée par un aqueduc de 11 kilomètres construit dès 1864, depuis les sources de Sainte-Thècle dans la vallée du Paillon, sous Peillon. Ces sources alimentaient la rive gauche du Paillon et pour éviter la contamination par infiltrations, la ville de Nice a décidé en 1904 de construire une usine de stérilisation de l’eau par l’ozone (procédé Otto). Cette usine est située à flanc de coteau du mont Gros près des carrières de Bon-Voyage et dans l’angle d’intersection des canaux de Sainte-Thècle et de La Vésubie. La rive droite du Paillon était alimentée par de l’eau provenant de La Vésubie. La rive droite et la rive gauche communiquent par un siphon dit « siphon de Cap de Croix » que l’on voit traverser le Paillon parallèlement à l’autoroute. C’est pour cette raison qu’en 1908 l’usine d’ozonation de Rimiez a été construite, les deux sources d’eau étant communiquantes. Depuis, avec l’extension très importante de la ville, l’alimentation en eau a été complétée par un pompage dans le lit du Var. D’un point de vue historique, parallèlement à l’ascension du culte de la sainte, le prieuré qui portait son nom dans la vallée du Paillon, après avoir été restitué en 1075 à l’abbaye de Saint-Pons puis cédé au Chapitre de Nice se voit à son tour supprimé en 1649 par une bulle d’Innocent X. Et les habitants de la vallée ne devaient pas tarder à abandonner le hameau de Sainte-Thècle pour regagner Peillon. En 1804 il n’y eut plus d’habitants dans la vallée et il faudra attendre l’établissement de la ligne Nice-Coni pour voir revivre le hameau. Il ne reste plus qu’une seule chapelle, dédiée à la sainte, dans toutes les Alpes-Maritimes alors qu’il fut un temps où, dans la hiérarchie des saints, elle tenait la seconde place tout de suite après la Vierge Marie. « Sic transit gloria mundi… » Mini plan: | Angle : | Afficher noms de rues:
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