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| AVENUE, ALLÉE DES OLIVIERS (06100) ♦ |
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06100 de l’avenue de Blanchetti à l’avenue de la Source du boulevard de Cessole 30 à l’avenue Henri Barbusse
Ici encore l’appellation se passerait d’explications étant donné la présence de tout temps de magnifiques oliveraies sur les collines niçoises. Beaucoup ont disparu pour faire place à la culture intensive de fleurs, notamment des œillets, ou encore à des propriétés modernes qui n’ont pas gardé la parure originelle des collines. Mais il y a encore quelques oliveraies en exploitation qui continuent la tradition millénaire. L’olive de Nice a été en effet très tôt réputée pour son huile fine, bien plus tard pour la salaison. Elle a constitué pendant des siècles l’une des principales ressources du pays niçois, à tel point qu’au siècle dernier, grâce aussi il faut le dire au « port franc », le port de Nice détenait le monopole du commerce de l’huile d’olive pour le bassin méditerranéen. Aujourd’hui, on tente ici ou là dans le département de faire renaître les oliveraies. Citons les vallées du Mentonnais, du Paillon, de la basse Roya, le pays de Grasse entre autres. Au total 2500 producteurs sont répartis sur 100 communes pour une production d’environ 2000 tonnes d’olives dont on tire environ 300 à 400 tonnes d’huile; à ceci s’ajoutent 400 tonnes d’olives de table à saler. Mais les difficultés sont nombreuses et pas seulement économiques. On manque de spécialistes ou tout simplement de main-d’œuvre. L’olivier reste quand même l’image de marque de la Provence et du pays niçois. Parti d’Asie mineure, il a fait le tour du monde et il est entré en Gaule avec les Phocéens, fondateurs de Marseille. Il a été, depuis la plus haute antiquité et plus encore chez les Grecs, le symbole de la victoire et de la paix.
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