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| Nice Galerie Depardieu, burqas azur et burqa blanche, Jean-Pierre Giovanelli La disparition |
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| Écrit par VW |
| Jeudi, 28 Janvier 2010 17:31 |
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Une vrai disparition qui démontre un manque d’intérêt profond pour la chose culturelle si elle n’est pas baignée, nimbée, d’une aura bling bling et politicienne. Bien sûr ce n’est pas une chape de plomb plutôt un linceul d’azur qui détourne l’intérêt et dissuade la curiosité, mais ce leurre, tel le voile de Tanit dans Salammbô, le roman «barbare» de Flaubert, peut s’interpréter comme la confusion et l’inversion des sens, du sens. Et comme souvent les artistes sont les marqueurs de tendance, les sentinelles avancée qui avant tout le monde signent les frémissement, signalent les affleurement, les frissons et les bruits ténus avant-coureur de tsunamis. L’exposition de Jean-Pierre Giovanelli qui vit et travaille à St-Jeannet (alpes maritimes) s’intitule « La disparition » et si la question du voile, du viol et de la différence est d’actualité, l’opportunisme n’est pour rien dans la démarche de l’artiste qui présente dans la galerie une demi-douzaine de burqas bleues et une burqa blanche… Nous vous encourageons à vous y rendre afin de comprendre pourquoi. À l'évidence l’installation et les réflexions de Giovanelli sont loin des préoccupations électoralistes de la mission parlementaire pluraliste sur le port du voile intégral qui a préconisé mardi une loi pour l’interdire dans les services publics, transports compris, alors qu’une large partie des troupes UMP emmenées par Jean-François Copé exigent que la burqa soit prohibée dans tout l'espace public. |