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| NICE Caravelle Ajaccio-Nice Plainte contre l'armée française |
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| Écrit par VW |
| Dimanche, 10 Septembre 2006 18:31 |
CATASTROPHE NICE AJACCIO CARAVELLE — À l’occasion du douloureux trente-huitième anniversaire de la catastrophe de la Caravelle Ajaccio Nice d’Air France, qui en s’abîmant en mer au large du cap d’Antibes, le 11 septembre 1968, fit 95 victimes, Louis Paoli qui se bat avec son frère Mathieu à la tête d’un collectif des victimes (qui représente 35 familles) a annoncé qu’ils portaient plainte contre l’armée française.Ils ont déposé une plainte pour « homicide involontaire» contre le ministère de la Défense auprès du procureur de la république Eric de Montgolfier. Dans un courrier qu’elle avait adressé aux frères Paoli, le 24 janvier 2006, la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie déclarait que les enquêtes judiciaires et administratives « qui ont été conduites en leur temps n’ont pu que conclure à l’absence de preuve de l’origine criminelle ou délictuelle des faits en cause » et elle ajoutait « Il vous appartient si vous l’estimez utile, de solliciter la réouverture de l’information judiciaire pour charges nouvelles ». C’est chose faite aujourd’hui. Car pour les frères Paoli c’est bien un missile de l’armée qui a frappé en plein vol la Caravelle d’Air France dans laquelle se trouvaient leurs père et mère Ange-Marie et Toussainte Paoli.Ils auraient obtenu des renseignements précis de témoins apportant des éléments de preuve formels, ce qui manquait jusqu’à présent malgré les fortes présomptions qui accréditaient une bavure militaire. Alors que cela a toujours été nié par les ministres de la Défense successifs, il y aurait bien eu le jour du drame des essais militaires dont le nom de code était «Poker». Pour la commémoration de ce 38e anniversaire du crash de la Caravelle Ajaccio Nice, Simon Renucci, député-maire d'Ajaccio et Jacques Peyrat, sénateur-maire de Nice étaient présents ainsi que de nombreux représentants des familles des victimes. Les familles souhaitent qu’une relance de l'information judiciaire permette de «savoir ce qui s’est réellement passé» ce 11 septembre 1968.
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