
| |
|
| (Un seul mot • Utilisez la Recherche avancée pour retrouver une phrase ou plusieurs mots-clés. | |
| Monaco près de Nice Expédition archéologique en Mongolie |
|
|
| Écrit par VW |
| Vendredi, 25 Août 2006 16:31 |
MONACO PRÈS DE NICE ARCHÉOLOGIE MONGOLIE (Nice Rendez-Vous) — Expédition archéologique en Mongolie (Monaco – Mongolian joint Archaeological Expedition).L’expédition archéologique en Mongolie centrale du Musée d’Anthropologie préhistorique de Monaco près de Nice vient de terminer sa première campagne. L’équipe scientifique a relevé près de 1000 structures en pierres sèches sur le site Tsatsiin Ereg. Ce sont les vestiges de lieux rituels composés de tombes et de places sacrificielles. Ils ont été construits au début du Ier millénaire av. J.-C. par les premiers nomades des steppes. Dispersées parmi ces monuments, 16 stèles gravées ont été répertoriées et relevées. Deux d’entre elles, couvertes de cerfs bondissants, dépassent les 3,5 m de longueur. Le site archéologique de Tsatsiin Ereg, choisi conjointement par l’Institut d’Archéologie de Mongolie et les archéologues du Musée s’avère beaucoup plus riche en vestiges que prévu. Le bilan scientifique est donc très positif et le programme d’étude des années futures s’annonce chargé. Près de 150 tombes de dimensions différentes se concentrent sur 4 km2 autour de la montagne nommée Tsast qui signifie « pyramide ». Les deux plus grandes sépultures sont chacune composées d’un tumulus de pierres de 30 m de diamètre entouré d’un enclos de 200 m de côté. Les dizaines de tas de pierres, situés autour de leur enclos, correspondent aux dépôts d’offrandes pour le défunt. Ils présagent la découverte de sacrifices d’animaux par centaines. En effet, les fouilles archéologiques mongoles et russes de ce type de monuments funéraires ont révélé de nombreux dépôts de tête de cheval. À Tsatsiin Ereg les deux plus grands complexes étaient probablement deux sépultures aristocratiques qui ont nécessité des semaines de travail accomplies par des centaines d’hommes. L’équipe archéologique évalue pour l’instant la quantité de pierres déplacées à plus de 1500 tonnes pour chaque complexe. Dès à présent, il apparaît que la steppe de la fin de l’âge du Bronze était déjà habitée par des sociétés très organisées conduites par une classe de chefs dont les tombes monumentales sont découvertes aujourd’hui. Si on tient compte de la forme des monuments funéraires, du type de sacrifice perpétré à leurs abords et de l’iconographie des stèles gravées, il existait, entre 1000 et 500 av. J.-C., une seule et même culture des steppes qui couvrait un territoire de plus de deux fois la France. En effet, les mêmes monuments, rituels et gravures rupestres ont été accomplis de l’Altaï à l’ouest de la Mongolie. A cette époque, les écrits chinois mentionnaient d’ailleurs l’existence d’une terre peuplée de « barbares diaboliques », cavaliers hors pairs et guerriers redoutables. Deux cents ans plus tard, le premier empereur de chine entreprenait les premières fortifications de la Grande Muraille afin d’endiguer les invasions de ces peuples du nord. Les membres de l’expédition préparent actuellement leur seconde mission prévue en juin 2007. Moulages de stèles, prises de vues aériennes des monuments funéraires et sondages archéologiques sont au programme. Le site internet expeditions.fr et NiceRendezVous.com vous tiendront informé de l’avancée de leurs travaux. Aurélia CLOAREC, Pierre-Yves MILCENT, le Professeur TSEVEENDORJ et Jérôme MAGAIL à l’Institut d’Archéologie de l’Académie des Sciences de Mongolie, OULAN-BATOR.
Cliquez sur les images pour les agrandir |