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06000
de l’avenue du XVe Corps
à la place Jean Moulin

 

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Cette rue honore notamment le baron Jacques Alexis Pauliani, né en 1733?; il devint maire de Nice de janvier 1793 lors des premières élections françaises et le resta jusqu’en 1796. La famille Pauliani ou Paulian est originaire de Cagnes-sur-Mer. Elle s’établit à Nice au commencement du XVIIe siècle. François Pauliani (1638-1693) qui acquit une confortable fortune dans le commerce de grains est à l’origine de la branche niçoise de cette famille. Plus tard, Jacques Appolonius Hyppolyte Pauliani, né à Nice le 13 septembre 1779, devint baron de Saint-Charles après le décès de ses deux frères et recueillit leur fortune.
Il décida le 20 mars 1854 de la laisser par testament à une œuvre charitable. Ce sera l’hospice Pauliani. Il mourut le 26 janvier 1858 et sa femme née Anne-Marie Audiberti de Saint-Étienne, exécuta le legs et même le compléta et mourut le 23 janvier 1868. Les généreux époux reposent dans le cimetière de Saint-Barthélemy. Après bien des difficultés, l’hospice Pauliani fut construit à partir de 1872 par l’architecte François Aune au quartier de l’Arbre Inférieur et fut occupé le 12 mai 1879. Il est destiné aux vieillards nécessiteux et malades et géré depuis par les religieuses de Saint-Charles de Nancy, selon la volonté des fondateurs. Rénové récemment il comporte 126 chambres. De nombreux autres donateurs contribuent depuis le XIXe siècle à la survie de cette œuvre et ici se place une anecdote. Une demoiselle Gilly légua en 1887 l’hôtel Beau-Rivage à la fondation. Dans cet hôtel la jeune Thérèse Martin qui deviendra plus tard sainte Thérèse de Lisieux avait séjourné deux nuits en novembre 1887. En 1985 lors de la rénovation de l’hôtel la plaque commémorative de sainte Thérèse qui était depuis fort longtemps sur la façade a été remise à la fondation Pauliani où, dans le vestibule de l’entrée principale, une autre plaque rappelle ces faits, à côté du buste de Mlle Gilly.
Je (M.I.) n’aurai garde d’oublier, en qualité d’enfant du quartier, l’école Pauliani si triste extérieurement mais si chaleureuse par les « maîtresses » qui furent les miennes et qui m’apprirent consciencieusement l’essentiel de ce qu’il fallait savoir voilà trois-quarts de siècle?; et puis surtout le « Cercle Pauliani » vaste patronage, foyer socio-éducatif et sportif, où jeunes et moins jeunes, pouvaient se rencontrer simplement et trouver une animation de leur choix.
Ce lieu était aussi appelé « Chanteville », parce que siège des « Petits chanteurs de la Côte d’Azur », chorale d’enfants réputée qui de 1942 à 1992 fit 75 tournées en Europe, en Afrique, en Amérique du Nord, donnant plusieurs milliers de concerts à travers le monde, sous la direction de M. et Mme Callonico et sous la houlette de M. le chanoine Maurice Lefebvre, fondateur de l’œuvre.


 

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