VISITE DE NICE |
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Nice Côte d'Azur - Le centre ville (page 1/3)
LA COUVERTURE DU PAILLON
A l'articulation entre le Vieux-Nice, la Promenade des Anglais et le centre ville commercial et touristique, s'étend la Place Masséna, l'un des éléments les plus célèbres de l'urbanisme niçois.
C'est d'abord pour l'église N.-D. des Grâces, décidée par vœu communal lors du choléra de 1832, que Joseph Vernier (Turin 1800-Nice 1859) dressa les plans d'une place bordée d'immeubles à arcades inspirés de ceux de la rue de Rivoli à Paris. Bien que la construction de l'église ait été abandonnée, la place est commencée en 1836. Terminée en 1850, on la dédie à Masséna en 1852 ; elle recevra des compléments de détail jusqu'en 1860.
Entre 1879 et 1882, la couverture d'une partie du Paillon dédouble l'espace, permettant la construction d'un casino par l'architecte Omer Lazard. Inauguré le 6 février 1884, décrié par les Niçois qui le surnommaient "la fénièra" (= la grange à foin) il avait néanmoins été considérablement modernisé en 1939.
Rappelons surtout qu'il possédait une salle de théâtre magnifique, reconstruite en 1906 et décorée par Edouard Niermans, l'architecte du Negresco. Il a été rasé en 1979 au profit de l' Espace Masséna, heureuse réalisation de parterres fleuris et de bassins, cascades et jets d'eau, achevé en 1983. Il permet de découvrir l'ensemble du Vieux-Nice et la montagne en reliant le Jardin Albert 1er aux espaces verts de la couverture du Paillon.
Le square Leclerc lui fait suite, où s'élève le monument à Masséna (socle orné de bas-reliefs illustrant ses victoires), œuvre d'Albert Carrier-Belleuse (1869). Des jardins suspendus enveloppent ensuite une station service et un parking, avec quelques commerces aux étages, puis la Gare Routière. Ils font face, au nord, au Lycée Masséna, achevé en 1913 ; à l'entrée, cadran solaire universel et olivier de la Paix. A l'intérieur la salle des Actes et le parloir sont décorés de grandes compositions sur toiles marouflées, œuvres de Charles Martin-Sauvaigo (Nice 1881-Paris 1970) élève de Zieur et décorateur attitré des paquebots français de l'entre-deux-guerres.
L'Église du Vœu, le seul grand édifice néo-classique niçois, construit entre 1841 et 1852 sur les plans du Turinois Carlo Mosca, s'élève en face. Au fronton, la Foi et des anges sculptés par Jean Parini. A l'intérieur, autel à N.-D. des Grâces, monumental ensemble de marbres polychromes, encadrant le groupe sculpté de la Vierge, par Maïssa, sculpteur originaire de Clans (1865). Au chevet, N.-D. intercédant auprès du Christ qui ordonne à l'ange vengeur (l'épidémie) de rengainer son glaive, toile du Suisse Caspar-Edouard Hauser (1807-1864) avec, au bas, vue de Nice en 1851.

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