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NICE Actualité de L'appel du 18 juin 1940 NICE HISTOIRE (Nice Rendez-Vous) — Plaidoyer afin que l’appel du 18 juin ne tombe pas dans les oubliettes de l’Histoire.Tandis qu’une bonne partie du pays semble se fédérer autour d’un patriotisme footballistique, parfois sincère mais aussi éphémère qu’artificiel, un singulier message a bien failli passer inaperçu parmi tout ce tintamarre. Un message d’outre-tombe tant il paraît surgir - du moins pour les jeunes générations, de la nuit des temps : le discours du général de Gaulle prononcé à la radio de Londres le 18 juin 1940. Ce fameux appel à la résistance : « le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? la défaite est-elle définitive ? Non ! » clamait De Gaulle dans ce discours qui n’a pas été enregistré et que fort peu de Français ont entendu. Qu’importe. Au-delà de tous les clivages, souvent stériles, droite gauche, quand il s’agit d’histoire, nul ne peut contester la valeur exemplaire du message du fondateur de la Ve République. Et si d’aucuns, les rapatriés en particulier, ont des raisons d’éprouver une hostilité à l’encontre de celui qui avait prononcé : « Je vous ai compris », cet appel suscite toujours un large consensus. Encore faut-il que la nation le commémore à sa juste valeur. Pour un peu et cette déclaration cruciale de la deuxième guerre mondiale aurait pu finir aux oubliettes de l’histoire. Rares, il est vrai sont ceux parmi la classe politique qui ne se réfèrent pas, à un moment ou à un autre, au gaullisme. Et si certains ne sont pas forcément sincères, il convient, cependant, de saluer la décision du gouvernement qui par un décret du 10 mars 2006 a institué le 18 juin « une Journée nationale commémorative de l'appel historique du général de Gaulle à refuser la défaite et à poursuivre le combat contre l'ennemi ». Le message empreint de symbole : rien n’est impossible lorsque l’intérêt supérieur du pays est menacé- peut être lu avec les yeux de 2006. Certes, la France d’aujourd’hui n’est pas celle de 1940. Pourtant, un mal pernicieux ronge insidieusement le pays : la repentance permanente qui traduit désormais un syndrome national. Nous l’avons déjà dénoncé dans ces colonnes : Napoléon assimilé à Hitler, la colonisation française caricaturée tant par ses détracteurs que ses partisans. Le masochisme, vieux penchant hexagonal, métamorphosé en haine de soi, est en train de battre un record historique. Comme le fait remarquer Henri Guaino, ancien commissaire au Plan : « Il nous faudra maintenant expier le républicanisme, le gaullisme, le colonialisme, le bonapartisme. N’en doutons pas, il nous faudra bientôt expier les croisades ». Quel meilleur antidote à cette repentance que la relecture de l’Appel du 18 juin ? Le président de la république, Jacques Chirac et le premier ministre Dominique de Villepin ont participé sobrement, le 18 juin au Mont Valérien à cette première « journée nationale commémorative » de l’appel. Leur présence témoigne de la reconnaissance du pays à l’égard d’un homme qui savait dire non. De son côté, Nicolas Sarkozy, la veille, a déposé une gerbe au pied de la statue du général de Gaulle à Londres. Le ministre de l’Intérieur et président de l’UMP a cité en exemple le gaullisme qui est « l’art par la rupture de concilier la tradition et la révolution. C’est le réformisme qui éternise la France et non l’immobilisme ». Ces propos, chargés d’allusions à la situation politique intérieure française, témoignent de la pérennité du message du 18 juin 1940. Chacun pourra interpréter l’Appel comme il l’entend et c’est ce qu’a fait Nicolas Sarkozy. Telle est bien la force du courageux discours gaullien qui n’a rien perdu de son acuité 66 ans après : « Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas » Est-il besoin de préciser qu’à l’époque le pari que faisaient De Gaulle et ses alliés britanniques pouvait sembler insensé. Si ce message conserve toute sa force aujourd’hui, tant d’années après, c’est qu’il est porteur d’espoir. Paul Barelli Le billet de Paul Barelli paraît dans le Petit Niçois Auteur : PB Sources : Le Petit Niçois Lien : Contact : Rédaction
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