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comboul-au-sourgentinLors de la présentation du numéro du Sourgentin consacré à l’Avenue Jean-Médecin, Michel Comboul, ancien Président Directeur Général de Nice Matin, s’est prêté au jeu des questions sur l’histoire de Nice Matin. En introduction, l’histoire de son père, Raymond Comboul et de ses liens historiques avec Nice Matin furent évoqués au travers de l’article du Sourgentin de Roger Rocca.

Raymond Comboul : « Nice-Matin » après « Combat »

Au lendemain de la Libération de Nice du 28 août 1944, les mouvements de Résistance occupent les locaux des deux journaux niçois, l’Eclaireur et le Petit Niçois, qui se sont engagés dans la voie de la collaboration. L’autorisation de paraître leur étant supprimée, il s’agit de donner aux Niçois des supports d’information qui seront issus de la Résistance.
Les deux grands courants sont désormais présents à Nice : "Le Patriote" (Front National) et "L'Aurore" (Parti Communiste Français), "L'Es­poir" (Socialiste) et "Combat" (Mouvement Combat). Ce dernier est la publication d’un mouvement de la Résistance, issu du Mouvement de Libération Française, créé en 1941 par Henry Frenay, et qui prend dès 1941 des options gaullistes. C’est en 1943 que Combat fusionne, sous les directives de Jean Moulin, avec Libération et Franc Tireur et donne naissance aux MUR (Mouvements Unis de la Résistance).
Raymond COMBOUL va en assurer la direction à l’échelon départemental. Engagé à 17 ans, en 1917, pour rejoindre ses quatre frères au front, Raymond Comboul devient sous-officier un an plus tard. Après sa démobilisation, il s'oriente vers le journalisme, puis, en 1934, il prend la direction d'une entreprise, les pâtes Xerès, dans la région niçoise. En 1939, officier de liaison auprès des troupes britanniques, il se bat avec celles-ci en Belgique et à Dunkerque. Revenu à Nice, il entre rapidement dans la Résistance et prend la res­ponsabilité des MUR en janvier 1943. Arrêté par les Italiens quelques mois plus tard, il est déporté mais réussit à s’évader et rejoint le maquis de l'Ubaye. A la Libération de Nice, il prend la tête du quotidien Combat de Nice et du Sud-Est qui s’est installé dans les locaux du Petit Niçois. Des tensions internes provoquent la disparition du titre en juillet 1945 et son remplacement par le quotidien Nice-Matin, dont il assumera la vice-présidence avec Michel Bavastro, ancien journaliste de l’Eclaireur. Il garde dans ce journal d'importantes fonctions de direction jusqu'à sa mort en octobre 1978.
Son fils, Michel Comboul, aprés avoir occupé les fonctions de journaliste, de directeur de rédaction, deviendra à son tour Président directeur général de Nice-Matin. Par ailleurs, il a occupé les fonctions de président du Syndicat de la presse quotidienne régionale (SPQR), de président de la Fédération nationale de la presse française (FNPF), d’administrateur de l'Agence France-Presse (AFP) et de secrétaire général du bureau de l’Association Presse et pluralisme.
Malgré les 38 ans de collaboration au titre Nice-Matin, il sera « remercié » de façon brutale par les responsables du Groupe Hersant Média devenus propriétaires du journal.
Ainsi s’achevait en 2008 l’histoire « familiale » de Nice-Matin, une histoire ancrée dans l’Histoire de Nice.
Roger Rocca in Lou Sourgentin n° 191

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